Au Honduras, l’état d’urgence décrété après des manifestations violentes

La réélection du Président sortant au Honduras a été suivie par de nombreuses manifestations à travers le pays. L’opposition dénonce  une « fraude électorale ». 

Depuis le 1er décembre, le Honduras est en état d’urgence. Mise en place suite aux manifestations après les élections présidentielles le 26 novembre dernier, les violences ont fait trois morts.

Salvador Nasralla, candidat de l’opposition, ne reconnaît pas le résultat de l’élection et a réclamé le recomptage des voix : « Ces registres de procès verbaux ont été faussés. ». Demande finalement acceptée par le président réélu Orlando Hernandez. Même si le Tribunal Suprême Électoral recompte les voix, Salavado Nasralla accuse l’institution de fraudes électorales : « Ce n’est pas une entité indépendante. Ce que je dis, c’est que le tribunal a planifié de voler ce vote avant même le début du scrutin. »

Les violences ont déjà fait trois morts

Dans les rues de Tegucigalpa, la capitale, les manifestations, pillages et émeutes se multiplient : « On essaye d'empêcher ce dictateur de rester au pouvoir », fustige un manifestant. Ils ont été rejoints, lundi 5 décembre, par des centaines de membres de la police antiémeute qui sont sortis de leurs casernes pour montrer leur refus de faire appliquer le couvre-feu. Les violences ont déjà trois morts et des dizaines de blessés.

Le Tribunal Suprême Électoral n’a toujours pas annoncé le vainqueur. 

Au Honduras, l’état d’urgence décrété après des manifestations violentes
Au Honduras, l’état d’urgence décrété après des manifestations violentes (BRUT)