Attentat du DC10 d'UTA: qui va juger l'ancien chef des renseignements libyens?

Recherché par la Cour pénale internationale, le colonel Abdallah al-Senoussi, a été arrêté dans la nuit de vendredi à samedi à l'aéroport de Nouakchott. C'est donc la Mauritanie qui décidera. Elle devrait recevoir des demandes d'extraditions formulées par la Libye et par la France. Mais il y a aussi l'hypothèse d'un jugement par la Cour pénale internationale.

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  Juste après l'annonce de son arrestation à Nouakchott, la Libye, a promis un "procès équitable " à l'ex-patron des renseignements militaires de Mouammar Kadhafi. Et elle a annoncé avoir demandé son extradition.

Puis l'Elysée a annoncé que la France allait demander l'extradition de l'ancien chef des  renseignements libyens en s'appuyant  sur un mandat d'arrêt datant de 1999, délivré après la condamnation par contumace de Abdallah al-Senoussi par la justice française pour l'attentat contre le DC10 d'UTA qui avait coûté la vie en 1989 à 170 personnes  dont 54 Français.

Quant à la CPI, elle a délivré un mandat d'arrêt en juin 2011, quelques  mois après le déclenchement de la rébellion libyenne, pour crimes contre l'humanité. C'est la solution que préfère Françoise Rudetski, ex-présidente de l'association SOS-Attentats qui a négocié à Tripoli dans le cadre de cette affaire.