Arnaque au permis de conduire : les quatre suspects mis en examen pour corruption

Les quatre suspects interpellés dans le cadre d'une enquête sur une arnaque au permis de conduire ont été mis en examen ce vendredi pour corruption, selon les informations recueillies par France Info. L'arnaque, impliquant des célébrités, a été démantelée à la préfecture de Nanterre.

(Les permis fraudeuleux étaient vendus entre 2 et 8.000 euros © ALLILI MOURAD/SIPA)

Trois agents de la préfecture et le mari de la chanteuse Amel Bent, gérant d'une auto-école de Neuilly-sur-Seine, avaient passé 48 heures en garde à vue avant d'être présentés à un juge. Certains d'entre eux sont également mis en examen pour blanchiment, complicité d'obtention indue de documents administratifs, abus de biens sociaux et modification d'un système automatisé de traitement de données.

Des permis de conduire pouvaient être achetés entre 2 000 et 8 000 euros par des candidats ne souhaitant pas passer ou repasser l'examen. La justice examine 258 dossiers dans cette affaire, selon les éléments recueillies par France Info confirmant une information du Parisien

L'arnaque qui a duré un an et demi, de l'automne 2013 au printemps 2015, porterait sur plus d'un million d'euros et a été mise à jour grâce à un contrôle internet à la préfecture de Nanterre. Les choses auraient pu durer encore longtemps, si la préfecture n'avait pas découvert l'affaire à l'occasion d'un contrôle interne. Ce qui a permis de signaler cette arnaque à la justice.

Un réseau de client très show-biz

Des célébrités font partie des clients qui ont protité de cette arnaque. Le parquet de Nanterre confirme mais ne veut pas donner de noms. Mais, une personne a déjà pris les devants : l'animateur de Canal+ Ali Baddou reconnait sur Twitter avoir fait "une énorme bétise", une erreur qu'il dit regretter.

Tout cette affaire est partie d'une auto-école de Neuilly. Le gérant, qui est accessoirement le mari de chanteuse Amel Bent, avait semble-t-il un bon réseau, notamment auprès du monde du show-biz. Il s'occupait donc de repérer les clients. Pas besoin pour eux de passer l'examen du permis de conduire, leur dossier était directement transmis à des complices à la préfecture de Nanterre. Des agents qui se chargeaient ensuite de fabriquer les permis.