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Après la manifestation pro-Gaza interdite, trois premières condamnations

Les quatre premières personnes interpellées à la manifestation propalestinienne de samedi, à Paris, ont été jugées lundi en comparution immédiate. L'une a été relaxée, les trois autres condamnées à du sursis. Sept autres comparaissent ce mardi.
Article rédigé par Corinne Audouin
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
  (Samedi à Barbès © MaxPPP)

Firouz porte le même débardeur rose fluo depuis samedi, le jour de son interpellation - ce T-shirt rose qui lui a sans doute valu d’être repérée, en train de lancer un projectile, au milieu d’un groupe d’individus agressifs, samedi lors de la manifestation propalestinienne, interdite, à Paris. Les traits tirés, cette trentenaire, déjà condamnée par le passé pour des violences, explique que c’était une grenade lacrymogène lancée par les CRS, qu’elle n’a fait que la ramasser, par réflexe, pour la relancer loin d’elle.

"Vous saviez que la manifestation était interdite ?" l’interroge le président. "Je voulais juste soutenir les Palestiniens, je ne fais partie d’aucun réseau anti-français ou anti-juifs" , répond-elle d’une voix tendue. "Je savais pas que ça allait tourner comme ça" .

Les explications de la jeune femme ne convainquent pas le procureur, qui demande dix mois de prison dont quatre ferme, une peine exemplaire, dit-il, qui donne un signal de découragement. Les mots sont clairs, l’accusation veut envoyer un message aux casseurs. "Mais madame ne va pas payer pour tout ce qui s’est passé à Barbès !" , s’emporte son avocat. Argument entendu par le tribunal, qui a condamné Firouz à six mois de prison intégralement assortis de sursis.

Sept autres comparutions aujourd'hui

La peine la plus lourde, dix mois avec sursis, a été prononcée contre un ingénieur de 33 ans, reconnu coupable de rébellion et de participation à un attroupement, malgré les sommations de se disperser. Le procureur, qui l'avait qualifié de "meneur", avait requis six mois ferme et un mandat de dépôt.

Sept autres personnes doivent être jugées ce mardi, toujours en comparution immédiate, pour cette fois des violences à l'encontre des forces de l'ordre.

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