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Affaire Karachi : François Hollande promet aux familles de lever le secret-défense

Le candidat socialiste à la présidentielle s'est engagé auprès des familles de victimes à accéder aux requêtes de la justice dans les enquêtes sur l'attentat qui a tué 14 personnes dont 11 Français, en 2002 au Pakistan.
Article rédigé par Alexandre Chassignon
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
Franceinfo (Franceinfo)

"Une alternance
politique pourrait nous aider, je pense, à avancer dans ce dossier
".
Sandrine Leclerc,  qui a perdu son père
dans l'attentat de Karachi, semble avoir retiré quelque espoir de son entrevue
avec François Hollande. Des représentants des familles des 11 victimes
françaises ont rencontré ce matin le candidat socialiste.

Des engagement "formels" auprès des familles

Selon les familles,
François Hollande s’est "engagé formellement " sur trois plans s’il
remporte l’élection présidentielle.  Il
élargirait aux familles des tués la "protection statutaire ", c'est-à-dire
la prise en charge par l'Etat des frais de justice, déjà accordée aux blessés
de l'attentat. Il garantirait l’indépendance des juges.

Le candidat socialiste
ferait lever le secret-défense sur "tout ce qui concerne l'affaire elle-même
oui, mais par sur ce qui remettrait en cause les intérêts supérieurs de la
Nation
", a précisé à Reuters son porte-parole Bernard Cazeneuve, également
maire de Cherbourg. Les employés de DCN victimes de l’attentat encadraient un
chantier de sous-marins au Pakistan, mais tous étaient basés dans le Cotentin.

Pas de rencontre avec Sarkozy

Les représentants des
familles n’ont pas exclu de rencontrer d’autres candidats, mais pas Nicolas
Sarkozy. "Je refuserai catégoriquement de le voir, cela fait trois ans que
nous avons demandé à être reçus et à chaque fois il a refusé. Je ne vois pas
pourquoi il accepterait si ce n'est pour grappiller un ou deux points dans les
sondages
", a ajouté Magali Drouet, une des participantes.

Les familles des
victimes ont été reçues une fois par  Nicolas Sarkozy, en
avril 2008, avant que la piste de la corruption n’émerge. "À partir du
moment où des éléments ont mis en cause des proches du chef de l'Etat actuel,
il n'a plus été question de nous recevoir
", remarque Magali Drouet.

La justice a ouvert trois
procédures parallèles dans ce dossier : une instruction vise à découvrir
les auteurs de l'attentat, une autre cherche une éventuelle corruption en marge
de la vente de sous-marins, la dernière, pour homicides et blessures
involontaires, vise la Direction des constructions navales (DCN).

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