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Affaire Clearsteam : le juge Van Ruymbeke sort blanchi de sa procédure disciplinaire

Le magistrat était notamment accusé d'avoir rencontré, en 2004, Jean-Louis Gergorin, qui s'est révélé être le corbeau de cette affaire de dénonciations calomnieuses.

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Le juge Renaud Van Ruymbeke au tribunal de justice de Paris, le 13 octobre 2008.  (JOEL SAGET / AFP)

JUSTICE - Il n'a qu'une hâte, "terminer les dossiers dont [il] a la charge". Le juge anticorruption Renaud Van Ruymbeke a été blanchi dans la procédure disciplinaire qui le visait depuis six ans pour son action en marge de l'affaire Clearstream. Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a annoncé, mercredi 17 octobre, l'abandon des poursuites. 

Le magistrat était notamment accusé d'avoir rencontré secrètement, en 2004 l'ancien, vice-président du groupe d'aéronautique et de défense EADS, Jean-Louis Gergorin, qui disait avoir des informations à lui communiquer. S'affirmant menacé, il ne voulait pas faire officiellement une déposition. Renaud Van Ruymbeke enquêtait alors sur des soupçons de rétrocommissions dans le dossier hypersensible de la vente de frégates à Taïwan.

En charge du volet financier de l'affaire Karachi

Gergorin s'est finalement révélé être le "corbeau" de l'affaire Clearstream, vaste dossier de dénonciations calomnieuses dont avaient été victimes plusieurs personnalités, dont Nicolas Sarkozy. Ce dernier s'était dit "scandalisé" qu'un juge se soit "allié", selon lui, au manipulateur.   

Pour les soutiens du juge, cette procédure disciplinaire était purement politique, déclenchée par le pouvoir exécutif contre un magistrat indépendant enquêtant sur des affaires gênantes. Renaud Van Ruymbeke, 60 ans, enquête aujourd'hui encore sur des soupçons de financement politique occulte en marge de contrats d'armement, dans le volet financier de l'affaire Karachi.

 

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