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"J’ai sauvé ces bêtes d’un véritable massacre dans leur pays d’origine" : le directeur de Pinder défend la présence des fauves dans les cirques

L'association One Voice organise samedi après-midi une manifestation devant le cirque Bormann, d'où s'est échappé un tigre il y a une semaine. Elle réclame l'interdiction des cirques avec des animaux sauvages. Chez Pinder, le directeur se défend de toute maltraitance envers ses animaux.

Article rédigé par
Edité par Mariam El Kurdi - Anne-Laure Barral
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Le directeur du cirque Pinder, Frederic Edelstein, avec ses lions blancs, en février 2015. (MAXPPP)

"Faites-lui une caresse derrière." Pour vous convaincre que ses animaux sont bien traités, Frédéric Edelstein vous emmène avec lui jusque dans la cage du lion. "S’il y avait de la maltraitance ou de la brutalité, ce serait impossible", affirme le directeur du cirque Pinder.

Alors que l'organisation One Voice organise samedi 2 décembre une manifestation devant le cirque Bormann, d'où s'est échappé un tigre il y a une semaine, pour demander l'interdiction des cirques avec des animaux sauvages, Frédéric Edelstein nie toute maltraitance envers les animaux de son cirque. Selon lui, ses 12 lions blancs sont bien mieux dans la paille du camion qui leur sert d'abri que là où ils étaient avant.

J’ai sauvé ces 12 bêtes d’un véritable massacre et d’un business de la chasse dans leur pays d’origine, l'Afrique du Sud, où ils étaient destinés à se faire shooter pour 15 000 dollars

Fréderic Edelstein, directeur du cirque Pinder

franceinfo

La mort d'une tigresse, qui a dû être abattue la semaine dernière dans le 15e arrondissement de Paris, afflige le directeur du cirque Pinder. Il se met à la place du directeur du cirque Bormann Moreno, d'où l'animal s'était échappé. "Mais c’est lui qui est le plus triste. Il a dû prendre la décision la plus horrible que de tuer une bête qu’il a élevée", explique-t-il avec compassion. 

9 spectateurs sur 10 viennent voir les lions

Face aux critiques et à ceux qui veulent interdire ses spectacles, Frederic Edelstein ne voit que le soutien de son public. "Notre public représente un peu plus d’1,5 million de spectateurs sur une année. Quand vous recevez 100 appels au cirque, vous en avez 90% qui demandent ‘est-ce qu’on va bien voir les lions?'",  souligne le directeur du cirque Pinder.

Que ce soit la Fondation Brigitte Bardot, 30 Millions d'amis ou One Voice, ces spectacles ont toujours eu des détracteurs. Mais les directeurs de cirque avec animaux voient bien qu'aujourd'hui leurs messages prennent de l'ampleur sur les réseaux sociaux.  

Le reportage d'Anne-Laure Barral
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