Simone Veil est décédée à l'âge de 89 ans

Simone Simone Veil est décédée ce vendredi 30 juin, à l'âge de 89 ans. France 3 vous propose de retracer le parcours de vie de cette femme politique d'exception et ancienne déportée, qui se sera battue avec acharnement pour la légalisation de l'avortement.

France 3
Elle s'appelait Simone Jacob et allait devenir l'une des figures politiques françaises les plus marquantes du siècle. C'est à Nice (Alpes-Maritimes) que grandit la petite Simone dans une famille juive bourgeoise. Tout bascule pour elle le 30 mars 1944 : elle a 16 ans et est déportée à Auschwitz-Birkenau (Pologne). A son arrivée, on lui tatoue un matricule : 78641. La femme politique ne cherchera jamais à dissimuler son drame, témoignant dès la fin des années 1970 pour l'Histoire. 

Combat pour l'IVG

L'adolescente survit. A la fin de la guerre, elle rencontre son mari et devient Simone Veil, une magistrate mère de famille qui, à plus de 40 ans, entre en politique aux côtés de Valéry Giscard d'Estaing. Six ans plus tard, il en fait sa ministre de la Santé. Elle mène alors un combat mémorable et obtient pour toutes les Françaises le droit à l'avortement devant une Assemblée très masculine. Cinq ans plus tard, Simone Veil est élue à la tête d'un autre hémicycle : elle devient la première présidente du Parlement européen. Celle qui a vu l'Europe se déchirer va contribuer à la rebâtir.
Dans les années 1990, Simone Veil se partage entre devoir de mémoire et politique. Après un passage dans le gouvernement Balladur, elle entre au Conseil constitutionnel, en retrait de la scène politique jusqu'en 2007. Simone Veil, icône du centrisme, adoube alors Nicolas Sarkozy, au détriment de François Bayrou. L'année suivante, elle entre à l'Académie française. Une femme d'exception devenue immortelle.

Le JT
Les autres sujets du JT
Simone Veil, à Chaussy (Val-d\'Oise), le 9 octobre 2004. 
Simone Veil, à Chaussy (Val-d'Oise), le 9 octobre 2004.  (CATHERINE GUGELMANN / AFP)