IVG : LREM annonce le dépôt d'une proposition de loi pour inscrire le droit à l'avortement dans la Constitution française

La cheffe de file des députés du groupe Renaissance (ex-LREM), Aurore Bergé, l'a annoncé samedi, devançant la Nupes de deux jours.

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Aurore Bergé, présidente du groupe parlementaire Renaissance (ex-LREM) devant l'Assemblée nationale, à Paris, le 22 juin 2022. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

Voilà peut-être un terrain sur lequel LREM et la Nupes vont pouvoir s'accorder. Aurore Bergé, nouvelle présidente du groupe Renaissance (ex-LREM) à l'Assemblée, a annoncé, samedi 25 juin, que la majorité allait déposer "dès aujourd'hui" "une proposition de loi constitutionnelle pour protéger l'accès à l'IVG", après la décision historique de la Cour suprême des Etats-Unis de révoquer ce droit.

Mathilde Panot, la présidente du groupe LFI, avait annoncé vendredi que la Nupes déposerait lundi une proposition de loi allant dans ce sens. Sur Twitter, le député LFI Bastien Lachaud rappelle également que "LREM avait refusé l'inscription du droit à l'IVG dans la Constitution en 2018 lorsque La France insoumise l'avait proposé", saluant un "revirement salutaire".

La Nupes propose le dépôt d'un texte commun

Dans un communiqué, la Nupes "propose le dépôt d'un texte commun à l'ensemble des groupes de l'Assemblée nationale qui le souhaitent pour protéger ce droit fondamental".

Au-delà des Etats-Unis, cette décision est "catastrophique pour les femmes dans le monde : vous avez une femme qui meurt toutes les 9 minutes parce qu'un avortement a été mal pratiqué, de manière non sécurisée", a souligné sur France Inter Aurore Bergé"Cela appelle aussi à ce que nous prenions en France des dispositions pour qu'on ne puisse pas avoir demain des revirements qui pourraient exister. C'est la raison pour laquelle, dès aujourd'hui, avec mon groupe, nous allons déposer une proposition de loi constitutionnelle pour inscrire le respect de l'IVG dans notre Constitution", a ajouté l'élue des Yvelines.

Pointant les nouveaux députés RN, "des opposants farouches à l'accès des femmes à l'IVG", Aurore Bergé a jugé qu'il ne fallait "prendre aucun risque en la matière et donc sécuriser [le droit à l'IVG] en l'inscrivant dans le marbre de notre Constitution".

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