Vaucluse : une bénévole de Réseau éducation sans frontières jugée pour avoir scolarisé un mineur isolé

La bénévole a inscrit le mineur dans un lycée professionnel en se faisant passer pour sa représentante légale.

Chantal Raffanel est poursuivie pour avoir prétendu être la représentante légale d\'un mineur isolé, afin de l\'inscrire dans un lycée.
Chantal Raffanel est poursuivie pour avoir prétendu être la représentante légale d'un mineur isolé, afin de l'inscrire dans un lycée. (Marie-Audrey Lavaud / France Bleu Vaucluse)

Un rassemblement est prévu lundi 6 mai à 13h30 devant le tribunal d'Avignon pour soutenir une bénévole de Réseau éducation sans frontières (RESF), jugée pour avoir scolarisé un mineur isolé, rapporte France Bleu Vaucluse.

Chantal Raffanel comparait devant le tribunal correctionnel d'Avignon. Elle est poursuivie pour avoir inscrit un mineur étranger dans un lycée professionnel de Vedène. L'aide sociale à l'enfance a porté plainte pour usurpation de fonction car c'est ce service du conseil départemental qui s'occupe des mineurs isolés et qui est le seul compétent.

Les associations dénoncent le "délit de solidarité"

Il est reproché à la bénévole de RESF de ne pas avoir barré la mention "représentant légal" lorsqu'elle a signé la fiche d'inscription en y écrivant son nom, et le fait qu'elle était là en tant que représentante de l'association Réseau éducation sans frontière.

À 63 ans, c'est la première fois que Chantal Raffanel a affaire à la justice. Elle dénonce "une véritable chasse" contre les personnes "qui s'occupent des migrants" en France. "La solidarité ne peut être un délit", estime la bénévole.

Chantal Raffanel est soutenue par plusieurs associations, dont la FCPE 84, la Fédération des conseils de parents d'élèves du Vaucluse.