Viols et agressions sexuelles à l'Unef : "L'omerta est terminée" promet la présidente de l'association étudiante

Après les révélations de nouvelles plaintes pour harcèlement, viols et agressions sexuelles au sein de l'organisation étudiante Unef, sa présidente Lilâ Le Bas a encouragé, mardi sur franceinfo, les femmes à prendre la parole "si elles sont victimes de violences au sein de l'Unef".

La présidente de l\'Unef, Lilâ Le Bas, à Nantes (Loire-Atlantique), le 7 septembre 2016.
La présidente de l'Unef, Lilâ Le Bas, à Nantes (Loire-Atlantique), le 7 septembre 2016. (AFP)

La présidente de l'Unef réaffirme son soutien aux femmes. "L'omerta est terminée", a promis Lilâ Le Bas, mardi 20 février sur franceinfo. De nouveaux témoignages pour harcèlement, viols et agressions sexuelles au sein du syndicat étudiant ont été révélés par Libération, mardi.

La numéro un de l'Union nationale des étudiants de France "encourage les femmes, si elles sont victimes de violences au sein de l'Unef, à prendre la parole". Lilâ Le Bas assure que "l'injonction à protéger l'organisation ne vaut plus aujourd'hui."

"C'est intolérable"

"L'Unef n'est pas imperméable à la société, elle reproduit des schémas virilistes, des pratiques sexistes, et parfois des agressions sexuelles et cela c'est intolérable", a regretté Lilâ Le Bas.

Seize femmes, anciennes militantes de l'Unef témoignent, mardi, dans Libération d'agressions, de harcèlement ou de viols dont elles ont été victimes au sein de l'organisation étudiante entre 2007 et 2015. Elles s'ajoutent aux 83 autres femmes qui avaient déjà fait état de ces pratiques au mois de novembre.

"L'Unef n'est pas imperméable à la société, elle reproduit des schémas virilistes, des pratiques sexistes, et parfois des agressions sexuelles et cela c'est intolérable", Lilâ Le Bas
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