Une information judiciaire ouverte contre un ancien vice-procureur du PNF accusé de harcèlement moral et sexuel

Un ancien vice-procureur du Parquet national financier est accusé de harcèlement moral et sexuel par une greffière. Une information judiciaire a été ouverte.

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Le tribunal de grande instance de Paris, situé porte de Clichy, le 16 avril 2019. (VINCENT ISORE / MAXPPP)

Une greffière a porté plainte le 9 septembre pour "harcèlement moral et sexuel", à l'encontre d'un ancien vice-procureur du parquet national financier avec qui elle travaillait, a appris franceinfo de source judiciaire, confirmant mardi 6 octobre une information du quotidien Le Monde. Les faits remontent à 2019. Une information judiciaire a été ouverte le 25 septembre.

Celui qui était, à l'époque, vice-procureur a exercé lors de leur collaboration une forte pression sur la greffière et a prononcé, "en permanence" des propos sexuels la concernant et la mettant très mal à l'aise, indique une source proche du dossier à franceinfo.

Le vice-procureur muté courant 2020

Selon les informations de franceinfo, il "soufflait le chaud et le froid" pour déstabiliser la trentenaire qui sortait tout juste d'école. Il s'agissait de son premier poste. Ainsi, il est notamment reproché à l'homme d'avoir "mis un doigt dans le nez" de la plaignante expliquant ensuite "qu'il aurait préféré le mettre ailleurs". Une autre magistrate a également subi le comportement de ce magistrat, assure cette source à franceinfo. L'information est remonté jusqu'à sa hiérarchie. Le vice-procureur a été muté courant 2020 dans une autre juridiction, sans pour autant être sanctionné.

Contacté par franceinfo, l'avocat du mis en cause, Jean-Yves Le Borgne, reconnaît "des propos inélégants", mais qui ne constituent pas, selon lui, un délit de harcèlement moral ou sexuel. "On est plutôt dans la blague un peu lourde que dans le harcèlement sexuel", a-t-il insisté. Le parquet de Paris a demandé le dépaysement de l'affaire auprès du parquet général, selon une source judiciaire.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.