Séjours au pair : éviter que le rêve vire au cauchemar

L'affaire Sophie Lionnet met en lumière les abus dont sont parfois victimes les jeunes filles au pair. Régulièrement, des jeunes filles sont victimes d'abus dans les familles qui les accueillent. Témoignages.

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France 2

Aujourd'hui, ces deux étudiantes, Justine et Marion, sont jeunes filles au pair à Londres (Royaume-Uni), et elles sont épanouies. Leur rêve, apprendre l'anglais au sein d'une famille avec de jeunes enfants s'est enfin réalisé. Mais à leur arrivée, rien ne se passait comme prévu. Justine, 21 ans, comprend très vite que sa première famille d'accueil recherche en fait une femme de ménage. Marion, 22 ans, enchaîne elle aussi des heures de ménage à n'en plus finir, et se sent rapidement de trop, isolée dans sa propre famille. Pour leur travail, les deux amies reçoivent environ 100 euros par semaine. En principe, elles doivent être nourries et logées par leur famille d'accueil, mais Justine dit n'avoir pas pu manger à sa faim. Au bout de quelques semaines, les jeunes filles trouvent finalement d'autres familles, plus bienveillantes.

Connaître ses droits pour que le séjour se passe bien

Comme elles, près de 5 000 jeunes femmes tenteraient l'expérience au pair. Et comme elles, c'est sur internet que de plus en plus de candidates trouvent leur famille d'accueil. Sites spécialisés ou petites annonces sur les réseaux sociaux, mais elles partent sans aucune garantie et sans rien savoir de leur future famille. Alors, comment limiter les risques ? Dans cette agence spécialisée à Paris ce matin là, deux étudiantes venues se renseigner sur les possibilités de départ. La directrice les informe tout de suite sur leurs droits. Avant chaque départ, l'agence vérifie minutieusement les conditions d'accueil dans chaque famille. De quoi rassurer Mégane, 21 ans. Elle veut partir au Canada. Une fois placée, l'agence s'assure à distance du bien-être des jeunes filles au pair. Un accompagnement qui a un coût : 400 euros par dossier. Même si la directrice le reconnait : impossible de garantir que tous les séjours se passent bien.

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Une femme de ménage en mai 2005 à Caen (MYCHELE DANIAU / AFP)