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Les tchikans, agresseurs sexuels au Japon

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Article rédigé par
France Télévisions

Agressée sexuellement pour la première fois à l'âge de 12 ans, la jeune Kumi Sasaki a choisi de publier son témoignage en France p^lutôt qu'au Japon, où les assauts des tchikans sont un sujet tabou.

"Quand je suis rentrée à la maison, et que j'ai raconté à ma mère que j'avais rencontré un tchikan le matin même, elle m'a tout de suite dit : 'c'est peut-être ta faute", témoigne Kumi Sasaki. "Les agressions de tchikans, ça m'est arrivé presque tous les matins et de temps en temps le soir, pendant six ans, quand j'étais collégienne et lycéenne". Au Japon, le sujet est tabou, c'est pourquoi Kumi a choisi de publier son témoignage en France.

"C'était la vie d'une prostituée gratuite"

Selon Kumi, "Le profil du tchikan, c'est vraiment les hommes normaux. Au Japon, c'est des hommes d'affaires en costume-cravate". La première fois que Kumi Sasaki a été victime d'un tchikan, elle avait 12 ans. Attouchée dans les transports en commun, la jeune fille n'ose alerter personne sur son sort : "J'avais trop peur, j'étais trop figée, je tremblais". Écolière modèle, Kumi correspond au profil recherché par ces prédateurs sexuels. Elle a gardé son secret pendant six ans, rongée par la honte et la peur. "C'était la vie d'une prostituée gratuite, je voulais me suicider", confie-t-elle.

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