Les Républicains appellent officiellement à la démission de Gérald Darmanin, mis en cause dans une affaire de viol

Autrefois membre de LR, le ministre garde le soutien du gouvernement en vertu de la règle édictée par le Premier ministre, Edouard Philippe, selon laquelle seule une mise en examen peut entraîner une exclusion automatique.

Le ministre de l\'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, à l\'Assemblée nationale, mardi 30 janvier 2018. 
Le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, à l'Assemblée nationale, mardi 30 janvier 2018.  (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Cela n'a pas toujours été clair, mais c'est désormais officiel : les Républicains appellent à la démission de Gérald Darmanin. Après que la porte-parole du parti, Laurence Sailliet, a affirmé cette position, lundi 29 janvier, plusieurs responsables de LR avait exprimé un avis contraire. Mardi 30 janvier, l'entourage de Laurent Wauquiez, le président du parti, s'est finalement prononcé, tranchant en faveur de la démission du ministre de l'Action et des Comptes publics, mis en cause pour viol

Devant les députés LR, Laurent Wauquiez a souligné les "incohérences" de l'exécutif, alors que quatre ministres dont le nom était cité dans des affaires ont quitté le gouvernement en tout début de quinquennat. "Nous respectons la présomption d'innocence. Mais compte tenu des graves accusations qui sont portées, et pour la sérénité de l'action publique, nous pensons qu'il n'a pas d'autre choix que de démissionner", avait déclaré Laurence Sailliet lundi, lors du point-presse hebdomadaire du parti. 

Les Républicains partagés 

Dans la foulée de cette déclaration, plusieurs responsables de LR avaient fait savoir qu'ils ne partageaient pas la position officielle : "Je ne vois pas en quoi Gérald Darmanin devrait aujourd'hui démissionner", a notamment déclaré le vice-président du parti Guillaume Peltier, pour qui, "quand la tyrannie du bruit médiatique et de la rumeur l'emporte sur la présomption d'innocence, c'est la démocratie qui est abîmée". Le député Guillaume Larrivé avait également signifié son désaccord, refusant tout "tribunal médiatique". Mardi, le député Eric Ciotti avait lui aussi refusé "les procès médiatiques."

Le président des députés LR, Christian Jacob, a quant à lui jugé mardi qu'"il faut que la justice se prononce rapidement", ajoutant que la décision sur son éventuelle démission relevait de l'intéressé et de l'exécutif.