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Info franceinfo Affaire Emile Daraï : le gynécologue mis en examen va pouvoir reprendre ses consultations privées

Le médecin, ancien chef de service, a été mis en examen pour violences volontaires le 24 novembre dernier sur au moins 32 patientes.
Article rédigé par franceinfo - Margaux Stive
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1 min
Hôpital Tenon à Paris. (AURELIEN MORISSARD / MAXPPP)

Le professeur Emile Daraï, mis en examen depuis novembre pour "violences" sur au moins 32 patientes, va pouvoir reprendre ses consultations privées de gynécologie, a appris ce mercredi franceinfo de sources concordantes.

>> Affaire Emile Daraï : le gynécologue mis en examen pour "violences volontaires"

Ce spécialiste de l'endométriose était, depuis sa mise en examen le 24 novembre, placé sous contrôle judiciaire qui l'autorisait à exercer en consultations publiques - celles remboursées par la Sécurité sociale - mais pas en consultations privées - avec dépassement d’honoraires. Le médecin avait fait appel et a obtenu gain de cause auprès de la chambre de l'instruction qui a rendu sa décision le 18 janvier dernier.
 
Depuis, le gynécologue est donc de nouveau autorisé à exercer en public et en libéral. Toutes les consultations se font à l'hôpital Tenon, dans le 20e arrondissement de Paris. La seule différence réside dans le tarif de la consultation, et dans la configuration du rendez-vous. Selon une source proche du dossier, cette décision est justifiée par la présence possible d'un tiers lors de ces consultations privées, ce qui donne les mêmes garanties que lors des consultations publiques. Cependant, la chambre de l'instruction n'impose pas à Emile Daraï d'être accompagné lors des examens. Contacté, l’avocat d'Emile Daraï n'a pas souhaité réagir. 

Les plaignantes dénoncent des gestes brutaux voire violents

Sollicité par franceinfo, le collectif Stop aux violences gynécologiques et obstétricales estime que "le corporatisme ne devrait pas prévaloir sur la sécurité des patientes" et demande dans une pétition la suspension du gynécologue le temps de l'enquête. 
 
Le médecin est accusé d'avoir effectué des actes médicaux sans demander le consentement des patientes. Les plaignantes dénoncent également des gestes brutaux voire violents. Le professeur avait été démis de ses fonctions de chef du centre endométriose de l'hôpital Tenon à Paris en décembre 2021. Dans un rapport interne, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) parlait de "maltraitance" en évoquant "le caractère standardisé, rapide, technique et sans affect de la consultation, parfois brutal et sans empathie". L’AP-HP relevait aussi des "manquements relevés sur les consentements, la douleur, l’information, l’absence d’empathie".

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