Délit d'outrage : une mesure qui interroge

Plusieurs rassemblements ont eu lieu ce samedi 25 novembre. L'occasion de savoir comment ont été reçues les annonces formulées par Emmanuel Macron, notamment le délit d'outrage : le harcèlement s'exprime parfois dans la rue et des milliers de femmes en sont victimes.

France 2

Des insultes, des gestes déplacés. Dans la manifestation parisienne ce samedi 25 novembre, elles étaient des dizaines à raconter ce qu'elles vivent, parfois quotidiennement. "Quand on essayait de toucher mes parties génitales à l'école, ça commence depuis toujours les violences sexistes", témoigne une jeune femme. "Des mains au cul dans le métro, se faire demander son numéro tout le temps, se faire insulter", énumère une autre.

Comment mettre en place ce délit d'outrage ?

Parfois, c'est simplement un regard. "Je suis maire de ma commune et il y a plein de moments où je ne me mets pas en jupe, notamment parce que je vois le regard des hommes, et quand je mets une jupe, pour eux, je suis avant tout une femme et pas une élue", explique une femme. Dans les différents cortèges, beaucoup applaudissent la création du délit d'outrage mais s'interrogent sur sa mise en place. "Comment on retrouve l'agresseur si, par exemple, il est en voiture ?" se demande notamment une jeune fille. Dans les grandes villes de France, elles étaient quelques milliers à crier leur colère.

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Près de 53% des Françaises ont déjà été victimes de harcèlement ou d'agression sexuelle, selon un sondage. (MAXPPP)