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"Balance ton bar" : en Belgique, les violences sexuelles dans le monde de la nuit dénoncées sur les réseaux sociaux

Via ce hashtag, de nombreuses femmes racontent avoir été agressées sexuellement ou droguées à leur insu, dans des bars belges. Un mouvement qui apparaît aussi en France.

Article rédigé par franceinfo - Angélique Bouin
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
Une soirée dans une boîte de nuit. Photo d'illustration. (VINCENT ISORE / MAXPPP)

Les violences sexuelles dans le monde de la nuit. Après le signalement début octobre de plusieurs agressions de jeunes femmes dans deux bars d’un quartier étudiant de Bruxelles, le hashtag "Balance ton bar" apparu sur les réseaux sociaux belges provoque une onde de choc dans le pays. À l’image du mouvement de la libération de la parole qu’avait permis le mouvement "Me too" ou  "Balance ton porc",  des dizaines de jeunes femmes racontent avoir été agressées ou droguées à leur insu dans des cafés ou des discothèques de la capitale belge, forçant les patrons des établissements et le gouvernement à réagir.

Elles ont fait entendre leurs voix en manifestant dans les rues mais c’est sur la page Instagram "Balance ton bar" que des dizaines de jeunes femmes racontent. "Je fêtais mes 18 ans, la boîte fermait, le videur m’a plaquée au mur. Je n’avais bu qu’une bière, on m’a retrouvé inconsciente dans les toilettes", peut-on lire sur une publication. Un peu plus loin, une autre dit s’être réveillée nue dans le lit d’un inconnu. 


Ces témoignages glaçants ont été relayés par  les médias belges. Bars et discothèques de la capitale sont nommément cités, leurs patrons vilipendés. L’impunité dans le monde de la nuit doit cesser, estime Maité Meeus, 23 ans, à l’origine de ce hashtag. "Les établissements se dédouanent souvent en disant que ce n'est pas de leur faute, 'on brasse tellement de clients'. Mais la vraie question c’est : mettez-vous des choses en place pour protéger vos clientes ?", explique la jeune femme. 

Des élus locaux se sont engagés à réunir les patrons d’établissement pour mettre au point un plan d’action. Une discothèque mise en cause a déjà annoncé une formation spécifique pour son personnel et va déployer une équipée dédiée pour éviter ces agressions. Le gouvernement fédéral s’est de son côté engagé à accélérer la prise en charge des plaintes.

Maïte Meeus a décidé d’ouvrir des pages sur le réseau social Instagram pour recueillir les témoignages en France de villes étudiantes. Des pages "Balance ton bar" Toulouse, Lyon, Paris ou Lille sont ainsi apparues.

En Belgique, les violences sexuelles dans le monde de la nuit dénoncées sur les réseaux sociaux - Reportage d'Angélique Bouin

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