14-18 : un poilu inhumé dans sa Gironde natale 97 ans après sa mort

Les restes de ce combattant mort à Verdun en 1916 ont été retrouvés par des touristes allemands, en mai. Jean Caillou repose désormais aux côtés de cinq autres poilus dans sa Gironde natale.

Jean Caillou a été inhumé dans sa commune natale de Cestas (Gironde), le 11 novembre 2013.
Jean Caillou a été inhumé dans sa commune natale de Cestas (Gironde), le 11 novembre 2013. ( GOOGLE MAPS / FRANCETV INFO )

La dépouille de Jean Caillou, poilu mort près de Verdun (Meuse) en 1916 et dont les restes ont été découverts par hasard en mai par des promeneurs allemands, a été inhumée lundi 11 novembre dans sa ville de Cestas (Gironde), 97 ans après sa mort. Plusieurs personnes présentes à la cérémonie ont pris des photos et en ont postées sur Twitter.

Le 28 mars 1916, le 2e classe Jean Caillou, 41 ans, versé dans le 360e régiment d'infanterie, tombe, comme nombre des ses camarades, sous la mitraille allemande près de Fleury-devant-Douaumont (Meuse), à une dizaine de kilomètres de "l'enfer de Verdun"Le corps de cet agriculteur, marié et père d'une fille de 12 ans, est transporté, avec ceux d'autres fantassins français dans une chapelle voisine, qui sera bombardée par l'artillerie allemande, selon Pierre Ducout, maire de Cestas.

Identifié grâce à sa plaque militaire nominative

Comme tant d'autres, son corps reste enfoui dans la terre meusienne pendant près d'un siècle, jusqu'à ce que, en mai, des Allemands venus se recueillir sur le champ de bataille, devenu lieu de mémoire, remarquent des ossements affleurant du sol. Des fouilles sont entreprises, qui aboutissent à l'exhumation de 26 corps dont, certains, notamment celui de Jean Caillou, avaient conservé leur plaque militaire nominative.

Un membre de la police scientifique analyse les restes de Jean Caillou, poilu tombé à Verdun en 1916 dont les restes ont été exhumés en mai 2013. 
Un membre de la police scientifique analyse les restes de Jean Caillou, poilu tombé à Verdun en 1916 dont les restes ont été exhumés en mai 2013.  (JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP)

Le poilu s'est vu décerner à titre posthume la médaille commémorative de Verdun, avant que le cercueil abritant ses restes, recouvert d'un drapeau bleu-blanc-rouge, soit conduit vers le carré militaire du cimetière où il a été inhumé. Il repose désormais aux côtés de cinq autres poilus.