Frédérique Vidal demande une enquête au CNRS sur l'"islamo-gauchisme" à l'université

La ministre de l'Enseignement supérieur avait déclaré dimanche : "L'islamo-gauchisme gangrène la société dans son ensemble et l'université n'est pas imperméable".

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La ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, le 9 février 2021 à Paris. (XOSE BOUZAS / HANS LUCAS)

La ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a annoncé, mardi 16 février à l'Assemblée nationale, son intention de demander au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) "un bilan de l'ensemble des recherches" qui se déroulent en France, afin de distinguer ce qui relève de la recherche académique et ce qui relève du militantisme. Trois jours plus tôt, Frédérique Vidal avait pointé l'"islamo-gauchisme" qui, selon elle, "gangrène la société dans son ensemble et l'université n'est pas imperméable".

"Ce que l'on observe dans les universités c'est qu'il y a des gens qui peuvent utiliser leurs titres et l'aura qu'ils ont, ils sont minoritaires (...) pour porter des idées radicales ou pour porter des idées militantes", avait-t-elle affirmé dimanche soir, sur le plateau de CNews.

Interpellée sur ses propos, mardi, lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, Frédérique Vidal a répondu avoir "été interrogée sur ce que l'on voit apparaître dans les universités, à savoir des universitaires qui se disent eux même empêchés par d'autres de mener leur recherches, leurs études".

La "stupeur" des présidents d'université

"L'université n'est pas étanche, elle est traversée par tous les courants de la société, le rôle de l'université est toujours de les étudier, de les comprendre, de laisser se mettre en place ce débat contradictoire plutôt que ces caricatures et de faire en sorte que justement, comme toujours au sein des universités, du monde de la recherche, le débat se mène entre les pairs", a-t-elle poursuivi.

La Conférence des présidents d'université (CPU) a fait part de "sa stupeur face à une nouvelle polémique stérile sur le sujet de l''islamo-gauchisme' à l'université". "Si le gouvernement a besoin d'analyses, de contradictions, de discours scientifiques étayés pour l'aider à sortir des représentations caricaturales et des arguties de café du commerce, les universités se tiennent à sa disposition", a-t-elle proposé, dans un communiqué.

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