Violences faites aux femmes : les mesures envisagées par le gouvernement

Lundi 25 novembre, le Grenelle des violences conjugales livrera les premières mesures à mettre en place. Quelles sont les pistes envisagées ?

France 2

Trois mois après le lancement du Grenelle contre les violences conjugales, une quarantaine de mesures devraient être annoncées lundi 25 novembre. D'abord, saisir les armes à feu d'un agresseur dès le dépôt de plainte. Mieux former les policiers à l'accueil et à l'écoute des plaignantes devient aussi une priorité. "La responsabilité du gouvernement est aussi d'outiller les forces de l'ordre pour faire en sorte que chacune et chacun, au-delà de sa sensibilité personnelle au sujet puisse avoir cette grille d'évaluation du danger qui permettra d'intervenir avant qu'il ne soit trop tard", explique Marlène Schiappa, la secrétaire d'État chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations.

Assouplir le secret médical

Le gouvernement envisage aussi une loi pour pénaliser les violences psychologiques. Le suicide forcé serait notamment considéré comme une circonstance aggravante pour les hommes violents. La ministre de la Justice souhaite également assouplir le secret médical afin de pouvoir signaler des violences, même sans l'accord de la patiente "Il est nécessaire de dépasser le secret médical. Ça fait appel à l'éthique du médecin : s'il voit qu'une femme se fait massacrer, ça me choquerait qu'il ne le dise pas", souligne Nicole Belloubet. L'an dernier, le gouvernement a dépensé 79 millions d'euros contre les violences sexistes. Loin du milliard demandé par les associations.

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La secrétaire d\'Etat à l\'Egalité femmes-hommes Marlène Schiappa lors d\'un discours, le 20 novembre 2019 à Paris.
La secrétaire d'Etat à l'Egalité femmes-hommes Marlène Schiappa lors d'un discours, le 20 novembre 2019 à Paris. (ERIC PIERMONT / AFP)