Moselle : un homme tue son ex-compagne après l'avoir séquestrée et se suicide

Le "scénario privilégié" de ce drame est celui "d'un féminicide", a annoncé le procureur de la République de Sarreguemines, Olivier Glady.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Des membres du GIGN à Versailles (Yvelines), le 27 octobre 2018. (Photo d'illustration) (LUCAS BARIOULET / AFP)

Un quinquagénaire a tué, dimanche 14 mars au soir à Folschviller (Moselle), son ex-compagne qu'il avait prise en otage, avant de retourner l'arme contre lui. C'est le GIGN qui a découvert leurs corps après avoir donné l'assaut. Le "scénario privilégié" de ce drame est celui "d'un féminicide", a annoncé le procureur de la République de Sarreguemines, Olivier Glady, qui s'est rendu sur place. Le forcené, qui était armé d'un "pistolet automatique" n'avait "pas d'antécédent judiciaire particulier", a-t-il ajouté.

"Une enquête pour homicide a été ouverte" et confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie de Forbach, qui tentera d'éclaircir les "éléments d'environnement" ayant conduit au drame, a précisé le procureur de la République de Sarreguemines.

Les enfants ont donné l'alerte

Dépêchés depuis la région parisienne pour prendre le relais des négociateurs locaux, les gendarmes du groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) étaient arrivés à bord d'une "quinzaine de véhicules" en début de soirée dans cette petite commune située à une cinquantaine de kilomètres à l'est de Metz, non loin de la frontière allemande.

Le quinquagénaire y retenait depuis le milieu de l'après-midi son ex-compagne, dont l'âge n'a pas été précisé, dans une zone pavillonnaire. Le couple vivait séparément et le drame s'est joué au domicile de l'ex-compagne, qu'elle occupait avec les enfants du couple. L'homme les avait cependant "laissés partir" et "ce sont eux qui ont donné l'alerte", a précisé le procureur.

Assaut du GIGN

Les militaires du groupe d'élite du GIGN, qui n'ont manifestement pas pu lui faire entendre raison, ont fini par donner l'assaut en fin de soirée. En pénétrant dans le logement, peu avant minuit, les gendarmes n'ont pu que constater le dénouement tragique de cette prise d'otage : "Les deux personnes ont été découvertes décédées", a relaté Olivier Glady.

Ce drame s'ajoute à la longue liste des féminicides et des violences faites aux femmes. Pour la seule année 2020, 90 femmes ont ainsi été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en France, un chiffre au plus bas cependant depuis la mise en place de statistiques il y a 15 ans. En 2019, 146 féminicides avaient été dénombrés par le gouvernement.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Féminicides

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.