Féminicide de Mérignac : un commissaire, deux commandants et un brigadier menacés de sanctions

France Inter révèle que le rapport de l'IGPN confirme une succession de fautes.

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Radio France
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Hommage à Chahinez Daoud, brûlée vive par son mari mardi 4 mai 2021. (THOMAS COIGNAC / RADIO FRANCE)

Un commissaire, deux commandants et un brigadier sont menacés de sanctions après une succession de fautes professionnelles et pour des erreurs d'appréciation dans l'affaire Chahinez Daoud, révèle France Inter lundi 27 septembre. Ils vont recevoir un courrier du directeur général de la police nationale dans les prochains jours et certains seront renvoyés devant un conseil de discipline.

À la mi-mars, Chahinez Daoud s'était rendue au commissariat pour déposer plainte contre son mari pour des violences, alors qu'il avait déjà été condamné à de la prison pour des violences conjugales. Mais moins de deux mois plus tard, en mai, l'homme a poursuivi cette femme de 31 ans dans la rue, lui a tiré dessus plusieurs fois avant de la brûler vive, en pleine rue, à Mérignac, en Gironde.

Des fautes professionnelles

Selon France Inter, le dernier rapport de l'Inspection générale de la police nationale, rendu ces derniers jours, confirme qu'il y a bien eu une succession de fautes, notamment car aucun membre de l'unité départementale de protection de la famille n'a été saisi alors qu'il aurait été plus qualifié.

En juin, une mission d'inspection pointait déjà "une suite de défaillances" dans la chaîne policière et judiciaire de la part de différents acteurs impliqués dans le suivi de ce dossier.

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