Tarn : une anesthésiste soupçonnée d'euthanasie mise en examen pour "meurtre"

L'infirmière qui a injecté la dose mortelle, sous l'autorité de l'anesthésiste, a été "placée sous le statut de témoin assisté".

L\'hôpital de Lavaur, dans le Tarn, le 7 mai 2011.
L'hôpital de Lavaur, dans le Tarn, le 7 mai 2011. (REMY GABALDA / AFP)

Une médecin anesthésiste, soupçonnée d'avoir euthanasié une patiente octogénaire le 12 décembre à l'hôpital de Lavaur (Tarn), a été mise en examen pour "meurtre". Elle a été placée sous contrôle judiciaire, a précisé à l'AFP le parquet de Toulouse, en charge de l'affaire, vendredi 21 décembre. L'infirmière qui a injecté la dose mortelle, sous l'autorité de l'anesthésiste, a été "placée sous le statut de témoin assisté" et n'a donc pas été mise en examen, a expliqué le parquet.

Selon une source proche de l'enquête, l'anesthésiste de 68 ans aurait reconnu avoir volontairement fait administrer une dose létale de curare à cette octogénaire, qui avait été admise en urgence à l'hôpital. Vendredi après-midi, un conseil de surveillance de l'hôpital s'est tenu en urgence pour évoquer l'affaire.

Fin septembre, le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) a jugé que la loi Claeys-Leonetti de 2016 sur la fin de vie, qui interdit l'euthanasie et le suicide assisté, ne devait pas être modifiée. Il a "insisté sur l'impérieuse nécessité que cette loi soit mieux connue et mieux respectée", et "souhaité qu'un nouveau plan gouvernemental de développement des soins palliatifs soit financé". Le gouvernement a déjà assuré que la fin de vie ne figurerait pas dans son projet de loi de bioéthique, puisqu'elle fait l'objet d'un texte à part.