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Donald Trump et le pape se mobilisent pour soigner Charlie, un bébé malade, aux États-Unis

Charlie Gard, un bébé anglais de dix mois, est très gravement malade. Les médecins britanniques veulent débrancher son respirateur artificiel mais ses parents se battent pour le faire soigner aux États-Unis, avec l'appui de personnalités influentes.

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Radio France
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Tweet de Donald Trump, le 3 juillet. (CAPTURE D'ECRAN)

Charlie Gard est un bébé anglais de dix mois atteint du syndrôme de déplétion de l'ADN mitochondrial. Cette maladie détruit son cerveau. Pour les médecins qui le soignent à l'hôpital de Great Ormond Street, à Londres, il n'y a plus aucun espoir pour cet enfant puisque son cerveau est beaucoup trop endommagé. Il ne peut déjà plus bouger, il ne voit plus et n'est plus capable de pleurer ou de déglutir. Les médecins britanniques veulent donc débrancher son respirateur artificiel, mais ses parents continuent de se battre pour l'emmener aux États-Unis, où un traitement expérimental est en cours d'élaboration. 

Connie Yates et Chris Yard ont ainsi mis en ligne une vidéo et réuni une cagnotte de près d'un million et demi d'euros pour financer le déplacement et le traitement du bébé de l'autre côté de l'Atlantique. Mais la justice britannique leur a donné tort, le 6 juin, suivie de la Cour européenne des droits de l'homme qui a tranché pour l'arrêt des soins, le 27 juin. La justice estime que la méthode de traitement américaine n'a pas fait ses preuves. Le respirateur artificiel de l'enfait aurait donc dû être débranché le vendredi 30 juin.

Le soutien du Pape et de Donald Trump

C'était sans compter sur l'appui de deux des personnalités les plus influentes de la planète. Le pape a ainsi demandé à ce que l'enfant puisse être soigné jusqu'au bout : "Le Saint-Père suit avec affection et émotion l'affaire du petit Charlie Gard et exprime sa proximité à ses parents", a indiqué le Vatican dans un communiqué, qui demande à ce que le désir des parents de soigner leur enfant "ne soit pas dédaigné". Donald Trump a lui aussi apporté son soutien aux parents avec un tweet dans lequel il affirme que "les États-Unis seraient ravis d'aider le petit Charlie". Ces deux messages de soutien ont relancé le débat et de fait ont suspendu temporairement la procédure. 

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