Euthanasie : la proposition de loi d'Olivier Falorni examinée jeudi à l'Assemblée nationale

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Euthanasie : la proposition de loi d'Olivier Falorni examinée jeudi 8 avril à l'Assemblée
France 3
Article rédigé par
T.Curtet, B.Vignais, Z.Berkous, T.Mongellaz, J-F.Lons, L.Latour - France 3
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Le texte qui veut légaliser l'euthanasie sera examiné jeudi 8 avril à l'Assemblée nationale. Les débats s'annoncent sous haute tension, puisque 3 000 amendements ont déjà été déposés. 

Des députés de tous bords se sont réunis, mercredi 7 avril, pour porter un combat commun : une proposition de loi, qui pourra "permettre à toute personne capable et majeure, en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable" de disposer "d'une assistance médicalisée active à mourir". Depuis des mois, l'auteur du texte, Olivier Falorni, démarche ses collègues. De nombreux députés s'interrogent en effet sur les lois en place. "J'ai évolué parce que j'ai beaucoup cru dans les lois Claeys-Leonetti, qui ont eu un immense mérite, c'est d'ouvrir un chemin, un chemin difficile, sur lesquels on comprend qu'il y a des progrès qui ont été faits, mais ils sont à l'heure actuelle insuffisants", explique Philippe Vigier, député (MODEM) d'Eure-et-Loir. 

3 000 amendements deposés

Pour Olivier Falorni, la situation française actuelle est hypocrite. "Comme les Français ne peuvent accéder à ce droit, à l'euthanasie, soit quand ils le peuvent ils s'exilent à l'étranger, soit ils peuvent bénéficier, quand le médecin en est d'accord et en étant hors-la-loi, d'avoir une euthanasie clandestine", commente le député Libertés et Territoires de Charente-Maritime.

Olivier Falorni, dans l'opposition, n'aura droit qu'à quelques heures de débat dans l'hémicycle pour tenter de faire adopter son texte. Pas du tout à la hauteur de l'enjeu pour les opposants les plus déterminés : cinq députés Les Républicains ont ainsi déposé plus de 2 000 amendements. "Nous souhaitons qu'il y ait un vrai débat, et donc les seuls outils qui sont à disposition, c'est de déposer des amendements, pour débattre le plus longtemps possible", commente Frédéric Reiss, député (LR) du Bas-Rhin. Le gouvernement, lui, ne souhaitait pas légiférer sur cette question, qui divise tous les groupes politiques, y compris la majorité. 

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