Saint-Denis : 55 personnes interpellées après des violences au lycée Suger

Le lycée Suger de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) a été le théâtre de heurts et de violences. 55 personnes ont été interpellées. 

La grille d\'entrée du lycée Suger de Saint-Denis.
La grille d'entrée du lycée Suger de Saint-Denis. (Radio France / Rémi Brancato)

Cinquante-cinq personnes ont été interpellées et placées en garde à vue mardi 7 mars pour "attroupement armé et jets de projectiles" devant le lycée Suger de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), a confirmé la préfecture de police de Paris à franceinfo. 

Les faits se sont produits vers 10 heures ce matin, au moment de la récréation. Professeurs et élèves ont entendu une grosse explosion dans le hall du lycée, selon le témoignage d'un enseignant du lycée Suger recueilli par France Bleu Paris. L'air est devenu irrespirable, à cause de la fumée. Les élèves ont donc été conduits dans la cour de l'établissement.

Pierre, mortier, explosifs et cocktails Molotov

Au même moment, un groupe de jeunes s'est introduit dans le lycée et a tenté d'allumer un incendie dans trois endroits distincts de l'établissement. Ils sont ensuite entrés dans l'un des bâtiments et y ont répandu de l'essence. Les départs de feu ont été rapidement maîtrisés.

Après l'évacuation des élèves, des fonctionnaires de police ont été pris à partie par plusieurs individus armés de pierres, de mortier, d'explosifs et de cocktails Molotov. 

Un lycée souvent théâtre de violences

Ce mardi, des établissements étaient touchés par des mouvements de protestation de certains lycéens mais pas le lycée Suger, ce qui n'aurait "pas plu à certains qui sont venus pour stopper les cours et casser un maximum", a précisé une source policière à franceinfo.

Des équipes mobiles de sécurité du rectorat avaient déjà été déployées dans l'établissement à la suite de premières violences survenues la veille. Le lycée Suger de Saint-Denis est coûtumier de scènes de violence. En septembre dernier, les enseignants avaient notamment fait grève durant deux semaines après qu'un surveillant eut été tabassé. La décision de rouvrir le lycée mercredi n'a pas encore été prise. Deux autres établissements de la ville ont subi des heurts. 

La ministre de l'Éducation Najat Vallaud-Belkacem a réagi dans un communiqué : "La violence, la casse, les dégradations sont inacceptables". Elle a précisé qu'une réunion avait eu lieu avec "les chefs d'établissement, les représentants des personnels, des parents d'élèves et des lycéens des trois établissements, en présence du préfet du département, de la rectrice de Créteil, du maire de Saint-Denis et du député de la circonscription."