Rythmes scolaires : "Les préfets feront appliquer la loi", prévient Najat Vallaud-Belkacem

La nouvelle ministre de l'Education nationale se montre ferme face aux élus qui cherchent à ne pas appliquer la réforme dans leur commune.

Deux filles attendent dans la cour de récréation de leur école de Montpellier (Hérault), le 3 septembre 2013.
Deux filles attendent dans la cour de récréation de leur école de Montpellier (Hérault), le 3 septembre 2013. (MAXPPP)

Pour sa première rentrée scolaire, Najat Vallaud-Belkacem se montre intransigeante. "Aucune exception" ne sera tolérée dans l'application de la réforme des rythmes scolaires, martèle depuis dimanche 31 août la nouvelle ministre de l'Education dans plusieurs interviews.

Déjà expérimentée dans certaines communes, la nouvelle organisation du temps scolaire doit être généralisée dans toutes les écoles publiques cette année. Mais la réforme est contestée par des élus locaux, qui dénoncent les difficultés, notamment financières, posées par les activités périscolaires.

"Je serai ferme sur les principes"

"Les communes ne sont pas livrées à elles-mêmes, l'État a mis les moyens qu'il fallait", estime Najat Vallaud-Belkacem sur France Inter. La ministre de l'Education défend dans Le Monde "une bonne réforme", "qui va permettre aux écoliers de mieux apprendre à lire, écrire et compter".

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"Je serai (...) ferme sur les principes, prévient-elle. Si des maires ne font pas respecter la loi, les préfets le feront à leur place." Son prédécesseur, Benoît Hamon, avait déjà prévenu que les maires réfractaires seraient "condamnés" car ne pas appliquer la réforme serait un choix "parfaitement illégal".