Réforme du bac : le ministère annonce un calendrier plus souple pour la deuxième session du contrôle continu

Depuis leur lancement en janvier, les les épreuves communes de contrôle continu (E3C) ont été perturbées dans plusieurs dizaines d'établissements.

Une grève des professeurs contre la réforme du baccalauréat, le 15 janvier 2020 à Toulouse. 
Une grève des professeurs contre la réforme du baccalauréat, le 15 janvier 2020 à Toulouse.  (ADRIEN NOWAK / AFP)

Calmer le jeu. Le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a annoncé jeudi 12 mars de nouveaux ajustements pour les prochaines épreuves de contrôle continu du nouveau bac pour les élèves de première, avec notamment un calendrier élargi pour assurer aux élèves une "durée d'apprentissage suffisante".

Depuis leur lancement le 20 janvier, ces épreuves, baptisées E3C, réparties en trois sessions sur les années de première et terminale et qui comptent pour 30% de la note finale, ont été perturbées dans des dizaines d'établissements, notamment à Paris. Par ailleurs, certains lycées qui avaient déjà reporté les épreuves n'ont pas réussi à les faire passer lors d'une seconde tentative. "Nous ne sommes pas là dans l'hypothèse du report, même si on travaille sur tous les scénarios", a indiqué le ministre sur franceinfo.

Des notes avant la mi-juillet

Jean-Michel Blanquer a annoncé que "la banque des sujets sera publique". Chaque élève pourra ainsi "avoir les sujets qui peuvent tomber", pour que les élèves puissent se préparer un peu comme il y avait les annales autrefois", a-t-il expliqué.

Selon un texte du ministre, "les épreuves de la deuxième session pourront se dérouler, au choix des établissements, à partir du 20 avril, comme initialement annoncé et jusqu'au mois de juin (contre fin mai)". De quoi assurer aux élèves "une durée d'apprentissage suffisante entre les deux séries d'épreuves, tout en leur garantissant un accès à leurs copies et à leurs notes avant la mi-juillet. Les établissements disposeront ainsi de davantage de souplesse dans l'organisation de ces épreuves", explique le ministère.

La Banque nationale de sujets (BNS), qui sert de base pour les énoncés des épreuves, "sera ouverte à tous les professeurs pour faciliter le travail commun". Mais la BNS sera également accessible au grand public pour que les "élèves et leurs familles" puissent en prendre connaissance.