Parcoursup : "Un dispositif avec beaucoup plus d'accompagnement"

Jérôme Teillard, en charge du dossier Parcoursup au ministère de l'Éducation nationale, a expliqué, mardi sur franceinfo, que "la moitié de l'effort des nouvelles places a été concentrée" sur les filières qui sont en tension.

Présentation de la plateforme Parcoursup dans un établissement de Strasbourg (Bas-Rhin), le 22 janvier 2018.
Présentation de la plateforme Parcoursup dans un établissement de Strasbourg (Bas-Rhin), le 22 janvier 2018. (MAXPPP)

Les lycéens ont jusqu'à mardi soir 18 heures pour inscrire leurs vœux sur la plateforme Parcoursup. Pour éviter, les déceptions et les problèmes, "on a voulu créer un dispositif avec beaucoup plus d'accompagnement et de personnalisation", explique, mardi 13 mars sur franceinfo, Jérôme Teillard, en charge du dossier au ministère de l'Éducation nationale.

franceinfo : Combien d'élèves se sont déjà inscrits ?

Jérôme Teillard La plateforme est ouverte depuis le 22 janvier et beaucoup d'élèves se sont inscrits. Ils étaient, ce week-end, près de 860 000 à être inscrits, 770 000 avaient déjà fait un vœu et s'étaient engagés dans la démarche pour compléter leur dossier.

Peut-on être certains qu'il n'y aura pas de dysfonctionnement ?

Oui, ce qui a été la promesse de la ministre et concrétisé dans la loi, c'est qu'il n'y ait plus de tirage au sort. C'est un progrès parce que cela avait généré beaucoup de stress. On a voulu créer un dispositif avec beaucoup plus d'accompagnement et de personnalisation. Vous pouvez voir quels sont les attendus pour réussir dans l'enseignement supérieur, les taux d'insertion, vous pouvez avoir accès aux capacités de la filière dans laquelle vous voulez vous inscrire. On a même souhaité que le lycéen puisse lui-même écrire sa motivation, quel sens il donne à son inscription.

Comment cela va se passer dans les filières où il y aura plus de demandes que de places disponibles ?

Evidemment, cela va arriver. Il y a des filières dont on sait qu'elles sont en tension et précisément le nombre de places créées s'est fait sur ces filières-là. Ce sont les filières Staps, le sport, le droit, la première année commune aux études de santé. Ce sont sur ces filières que la moitié de l'effort des nouvelles places a été concentrée. Nous avons davantage informé les étudiants, le plus sereinement possible, sur les filières en tension.

Quand est-il de la sélection ?

Il existe des filières sélectives dans l'enseignement supérieur. C'est près de la moitié des filières de formation. Les universités auront deux réponses à apporter aux lycéens, soit : "Oui, vous êtes admis", soit : "Vous êtes admis avec une demande d'accompagnement pour renforcer vos points faibles pour que vous réussissiez". Il peut arriver dans certaines formations que les capacités soient atteintes. Là, certains ne pourront pas être admis.