Nancy : des étudiants saisissent la justice pour obtenir l'évacuation de l'université de Lorraine

Ils ont saisi le tribunal administratif pour obtenir de la présidence de l'université la levée du blocage du campus débuté le 22 mars.

Me Choley, l\'avocat des trois étudiants qui ont demandé l\'expulsion de étudiants qui bloquent la fac de lettres de Nancy (Meurthe-et-Moselle) le 16 avril 2018.
Me Choley, l'avocat des trois étudiants qui ont demandé l'expulsion de étudiants qui bloquent la fac de lettres de Nancy (Meurthe-et-Moselle) le 16 avril 2018. (CEDRIC JACQUOT / MAXPPP)

Ils ne comptent pas rester les bras croisés. Trois étudiants inscrits en lettres et sciences humaines à Nancy (Lorraine) ont saisi mardi 17 avril en référé le tribunal administratif pour obtenir de la présidence de l'université de Lorraine la levée du blocage du campus débuté le 22 mars.

Avec ce référé, les trois étudiants "demandent au président de l'université d'exercer tous les moyens possibles pour mettre fin à cette occupation irrégulière", a expliqué leur avocat. Les trois étudiants sont "apolitiques" et "veulent juste aller à leurs cours normalement". Le référé sera examiné par le tribunal administratif d'ici à "dix-quinze jours, mais le président peut décider avant de lever le blocus".

Une majorité d'étudiants sont pour la réouverture

Le blocage du campus de lettres et sciences humaines a été reconduit depuis le 22 mars à deux reprises, lors d'assemblées générales, par les étudiants opposés aux nouvelles modalités d'accès à l'université prévues dans la loi Orientation et réussite des étudiants (ORE).

Lors d'une consultation électronique proposée par l'université la semaine dernière, 2 456 étudiants s'étaient prononcés en faveur de la reprise des cours le 11 avril à 8 heures et 1 026 avaient voté contre, sur un total de 9 252 inscrits, soit une participation de 43,3%. Mais le président de l'université de Lorraine, Pierre Mutzenhardt, avait décidé la veille de reporter la reprise des cours, en raison d'"un risque majeur de confrontation entre étudiants", et avait annoncé "la fermeture administrative imminente du campus". Depuis, "tous les cours sont arrêtés", mais "l'ensemble des examens prévus auront bien lieu cette semaine en étant reprogrammés ailleurs", a précisé l'université.