L'université de Nanterre débloquée dans le calme après deux mois d'occupation

L'établissement de la banlieue ouest de Paris était le dernier à être bloqué.

L\'entrée d\'un bâtiment de l\'université de Nanterre (Hauts-de-Seine), bloquée, le 16 avril 2018.
L'entrée d'un bâtiment de l'université de Nanterre (Hauts-de-Seine), bloquée, le 16 avril 2018. (MAXPPP)

La fin à deux mois de blocage. Les derniers étudiants qui occupaient un bâtiment de l'université de Nanterre (Hauts-de-Seine) pour protester contre les nouvelles modalités d'entrée à la fac, ont quitté les lieux dans le calme, dans la soirée du mercredi 13 juin, après des négociations avec la présidence de l'établissement. 

Vers une "consultation" sur l'avenir de l'enseignement supérieur

Cette université de la banlieue ouest de Paris, qui compte 32 000 étudiants, était la dernière à être bloquée. Au plus fort de la mobilisation contre la nouvelle loi d'accès à l'enseignement supérieur, 4 universités sur 73 ont été bloquées et une dizaine de sites perturbés.

La présidence de l'université de Nanterre a indiqué que le dialogue entamé pour permettre la levée du blocage donnerait lieu "à une consultation plus globale et participative sur l'avenir de l'enseignement supérieur, comme cela a été demandé par plusieurs membres de la communauté universitaire" ces derniers mois.

L'université de Paris-Nanterre était rentrée de plain-pied dans la contestation anti-loi ORE – la loi Orientation et réussite des étudiants votée début 2018, qui a modifié les modalités d'accès aux filières non sélectives – après l'intervention musclée de CRS demandée par la présidence en avril. Celle-ci souhaitait voir évacuer ce même bâtiment E, estimant qu'il était occupé par des personnes extérieures à l'établissement.