Lyon : l'étudiant qui s'est immolé par le feu toujours placé en coma artificiel

"Son état est stationnaire depuis quelques jours", ont précisé des proches de l'étudiant sur les réseaux sociaux lundi.

Des jeunes manifestent contre la précarité étudiante à Lyon, le 12 novembre 2019, quatre jours après l\'immolation par le feu d\'un jeune homme étudiant à Lyon 2. 
Des jeunes manifestent contre la précarité étudiante à Lyon, le 12 novembre 2019, quatre jours après l'immolation par le feu d'un jeune homme étudiant à Lyon 2.  (NICOLAS LIPONNE / NURPHOTO / AFP)

Anas K., l'étudiant qui s'est immolé par le feu le 8 novembre pour dénoncer sa précarité et celle d'autres étudiants, est toujours placé en coma artificiel et se trouvait dans un "état stationnaire", lundi 18 novembre, a appris l'AFP auprès de ses proches. "Son état se stabilise", a déclaré Louise Bihan, amie d'Anas et comme lui militante au syndicat Solidaires de l'université Lyon 2.

D'autres proches de l'étudiant ont créé, avec l'accord de la famille, une cagnotte de soutien et un compte sur les réseaux sociaux par lequel ils ont indiqué qu'"Anas est plongé sous anesthésie profonde depuis son arrivé à l'hôpital". Et d'ajouter : "Il s'accroche et se bat."

L'étudiant de 22 ans, qui a tenté de se suicider devant le siège du Crous à Lyon, a évoqué dans une lettre ses difficultés financières, et dénoncé la précarité dans laquelle sont plongés nombre d'étudiants. Le jeune homme avait perdu sa bourse en triplant sa deuxième année de licence.

Vers une nouvelle mobilisation ? 

Ce drame a provoqué des mobilisations parfois ponctuées d'incidents sur des campus à Paris, Lyon où Lille. A Lyon 2, où le campus de Bron a été plusieurs fois bloqué par des étudiants, une assemblée générale est prévue mardi pour décider de nouvelles actions éventuelles.

Dans un entretien au Monde en fin de semaine dernière, la présidente de l'université, Nathalie Dompnier, avait affirmé "avoir de plus en plus d'étudiants dans des situations très difficiles".