Les dissections de souris en cours de biologie, c'est fini

Le ministère de l’Education nationale a banni ces pratiques depuis la fin du mois de novembre.

Une souris dans un laboratoire de neurosciences, à Bron (Rhône), le 23 janvier 2014.
Une souris dans un laboratoire de neurosciences, à Bron (Rhône), le 23 janvier 2014. (PHILIPPE MERLE / AFP)

Les haut-le-cœur en cours de biologie à cause des dissections de souris ou de grenouilles, c'est terminé. Une décision du ministère de l’Education nationale a interdit ces pratiques, depuis la fin du mois de novembre, dans toutes les classes de collèges et lycées jusqu'au baccalauréat. Un choix salué, lundi 15 décembre, par Antidote Europe, une association de défense animale créée par des chercheurs issus du CNRS.

Les dissections d'invertébrés toujours tolérées

Mais toutes les dissections ne sont pas proscrites. Les travaux pratiques en sciences de la Vie et de la Terre "peuvent être réalisés sur des invertébrés (insectes, escargots, etc.) à l'exception des céphalopodes (pieuvre, etc.) et sur des vertébrés ou sur des produits issus de vertébrés faisant l'objet d'une commercialisation destinée à l'alimentation", écrit le ministère dans une lettre envoyée à tous les recteurs d'académie.

"Cette interdiction concerne donc les animaux vertébrés, élevés dans le seul but de les disséquer en classes de biologie de l'enseignement général", a souligné Antidote Europe.