La quête d'un emploi toujours plus compliquée pour les jeunes

Une étude du Centre d'études et de recherches sur les qualifications, publiée ce mardi, montre chiffres à l'appui les difficultés des jeunes à trouver un emploi après leurs études. Trois ans après leur sortie du système scolaire, plus d'un sur cinq subit le chômage de plein fouet, surtout s'il n'a pas obtenu un diplôme. La "génération 2010", visée par l'étude, souffre bel et bien de la crise économique.

(Maxppp)

C'est une évidence que prouvent chaque mois les chiffres du chômage en France : la crise économique touche particulièrement les jeunes. Et cette étude du Centre d'études et de recherches sur les qualifications (Cereq), publiée mardi, ne contredit pas cet état de fait.

Un chiffre pour résumer : 22 %. Soit la part de jeunes sondés - sur 33.000 sortis du système scolaire en 2010 interrogés - qui n'avaient toujours pas trouvé un emploi au printemps 2013, soit trois ans plus tard. C'est le plus haut niveau observé par le Cereq depuis la première étude de ce type, réalisée en 1992.

Inégalités en fonction du diplôme

Ce que montre également l'étude, c'est l'importance du diplôme dans la recherche d'un emploi. Ainsi, 48 % des non diplômés étaient au chômage au moment de la réalisation de l'enquête. Un chiffre à confronter à celui-ci : 70 % des détenteurs d'un BTS-DUT ont trouvé leur premier emploi trois mois après la fin de leurs études. Le taux grimpe même à 76 % pour les "bacs +5", sans parler des ingénieurs et des titulaires d'un doctorat.

La conclusion de cette étude, dressée par Alberto Lopez, directeur du Cereq : "L'ampleur de la crise se traduit par un niveau de chômage jamais atteint au bout de trois ans de vie active ".

Face à la crise, le fossé se creuse entre niveaux de diplôme Publish at Calameo or read more publications.