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"Je regarde ma boîte mail toutes les deux heures" : le désarroi de dizaines d'étudiants en master toujours sans affectation

Alors que la rentrée universitaire bat son plein, certains étudiants de master attendent toujours leur affectation. Des dizaines d'étudiants ont été recalés à la sélection et aucune autre formation ne leur a été proposée. 

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Radio France
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En France, des dizaines d'étudiants ont été recalés à l'entrée en master et n'ont toujours pas de place dans une formation. Photo d'illustration. (LUC NOBOUT / MAXPPP)

La rentrée universitaire bat son plein, à la mi-septembre, et dans la plupart des universités les cours ont même déjà commencé. Alors qu'il reste encore 3 000 bacheliers sans affectation à l'université, à cause des ratés d'admission post-bac (APB), des dizaines d'étudiants en master sont aussi sur le carreau. En effet, la sélection à l'entrée en master a été officiellement instaurée cette année en France. Les étudiants devaient en contrepartie se voir proposer des formations de secours mais certains n'ont toujours aucune place à la fac.  

Ne pas pouvoir se projeter

Ainsi, depuis deux mois, Julien [le prénom a été modifié] attend une réponse de son académie, celle de Paris. Il veut devenir chercheur et attend de savoir où il pourra continuer ses études de biologie. "Je suis chez moi, je ne fais rien et je regarde ma boîte mail toutes les deux heures", se désespère le jeune homme. Il se sent pris au piège. 

On ne peut pas se projeter sur parce qu'on ne sait où on va être envoyé. On ne peut rien faire, on est complètement bloqué.

Julien, étudiant parisien recalé en master et sans affectation

à franceinfo

Pourtant, en échange de la mise en place cette année de la sélection officielle à l'entrée en Bac+4, les syndicats avaient obtenu des garanties. Les étudiants qui n'auraient pas été sélectionnés dans la filière pour laquelle ils avaient candidaté pourraient notamment saisir leur rectorat, qui devait leur proposer au moins trois offres de formation compatibles avec leur projet, dont une dans leur région. Ces propositions devaient être faites entre juin et juillet. Aujourd'hui, Julien n'a toujours pas de proposition et s'inquiète. "Si je suis affecté à Grenoble et qu'on me dit 'Dans une semaine, il faut y être avec toutes vos affaires et commencer à suivre les cours', je vais comment pour déménager et me loger ?"

Du retard par rapport aux autres étudiants

Il craint aussi d'emmagasiner des lacunes par rapport aux autres étudiants. "Certains masters ont déjà commencé. Cela signifie que je vais potentiellement devoir commencer un master avec un mois de retard. C'est énorme !" Julien estime que son retard sera trop important pour assurer sa réussite. "Pour rattraper ce retard, même en travaillant comme un acharné, c'est compliqué. Je ne sais même pas quand je pourrai dormir..."

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