Suicide de Dinah dans le Haut-Rhin : l'enquête pour harcèlement scolaire classée sans suite

Après une première tentative de suicide en mars 2021, l'adolescente de 14 ans avait été trouvée pendue au domicile familial de Kingersheim, près de Mulhouse, dans la nuit du 4 au 5 octobre 2021.

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Des fleurs et des bougies déposées devant le lycée Jean-Henri-Lambert de Mulhouse (Haut-Rhin), où était scolarisée Dinah, lors d'une marche blanche le 24 octobre 2021. (FREDERICK FLORIN / AFP)

La famille de la jeune fille de 14 ans affirmait qu'elle avait été victime de harcèlement scolaire. La procureure de Mulhouse (Haut-Rhin), a classé sans suite, 
vendredi 30 septembre, le dossier du suicide de Dinah Gonthier, survenu en octobre 2021, après une enquête non concluante. "Pour le parquet, la mort de Dinah n'est pas consécutive à un harcèlement scolaire", a estimé la procureure Edwige Roux-Morizot. 

Après une première tentative de suicide en mars 2021, Dinah, scolarisée en classe de seconde à Mulhouse, avait été trouvée pendue au domicile familial de Kingersheim, près de Mulhouse, dans la nuit du 4 au 5 octobre 2021. Sa famille avait porté plainte le mois suivant pour "harcèlement", "homicide involontaire" ou encore "incitation au suicide", pour des faits qui se sont déroulés entre 2019 et 2021, quand Dinah était en classe de 4e et de 3e. Ils avaient accusé le collège de ne pas avoir réagi à la situation.

Pas d'insultes liées à "son orientation sexuelle"

"Il y a eu en effet certaines insultes, mais auxquelles elle répondait sans difficulté, mais il y a eu surtout une souffrance de quitter un groupe qu'elle formait avec un certain nombre d'amies" en classe de 3e, a avancé la procureure de Mulhouse. "Il y a eu entre ces deux groupes des échanges un peu houleux qui ont rendu notamment Dinah très malheureuse, mais aucun élément objectif ne ressort qui puisse être qualifié de harcèlement", a-t-elle ajouté. Par ailleurs, la jeune fille n'était "pas du tout insultée en raison de son orientation sexuelle" ni de son métissage, a également souligné la procureure.

"La famille de Dinah et leur conseil prennent acte de cette décision sans toutefois renoncer à poursuivre leur combat judiciaire pour que toute la lumière soit faite autour du décès de Dinah", ont-ils réagi dans un communiqué, estimant que "des actes d'investigation essentiels n'ont pas été ordonnés et réalisés dans le cadre de cette enquête"L'avocate de la famille de Dinah a encore la possibilité de déposer un recours auprès du procureur général ou de déposer une plainte avec constitution de partie civile auprès d'un juge d'instruction.

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