Étudiants : les chiffres de la précarité

Le gouvernement suit de près la colère du monde étudiant. Les syndicats étudiants ont annoncé leur participation au mouvement du 5 décembre. Ils dénoncent la paupérisation des étudiants en France. 1 sur 5 vivrait sous le seuil de pauvreté.

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Comme pour beaucoup d'étudiants, la vie de Gabrielle Houssin, c'est beaucoup de révisions et pas mal de calculs lorsqu'il s'agit de son budget. L'étudiante boursière n'a pas obtenu de chambre en cité universitaire, alors elle vit dans un 16m2 parisien, chez son petit-ami, qui paie seul le loyer. Impossible pour elle de faire autrement, alors que le coût de la vie augmente chaque année : +11,2% depuis 2013, selon l'Unef (Union nationale des étudiants de France), avec un bond de 2,8% rien qu'en 2019, soit deux fois plus que l'inflation.

Le gouvernement va recevoir les syndicats jeudi

À Rennes (Ille-et-Vilaine), comme un étudiant sur deux, Yann Gémin travaille pour payer ses études., mais son salaire ne suffit pas. Pour financer sa future école d'ingénieur, il a décidé de reporter d'un an la suite de ses études. Face à cette précarité, le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Éducation, Gabriel Attal, a défendu l'action du gouvernement, mercredi 13 novembre. Il rencontrera jeudi les syndicats étudiants.

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Un graffiti dénonçant la précarité étudiante, le 12 novembre 2019 à Nantes (Loire-Atlantique).
Un graffiti dénonçant la précarité étudiante, le 12 novembre 2019 à Nantes (Loire-Atlantique). (ESTELLE RUIZ / NURPHOTO / AFP)