Education : plus de 3 100 postes d'enseignants non pourvus aux concours 2023, en légère amélioration par rapport à l'an dernier

En primaire, le taux de postes pourvus est de 84% cette année, contre 78,2% en 2022. Pour le secondaire, ce chiffre s'élève à 86,3%, contre 83,3% l'an passé.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Une salle de classe dans une école primaire d'Aubagne (Bouches-du-Rhône), le 13 octobre 2022. (STEPHANE FERRER / HANS LUCAS / AFP)

Les difficultés de recrutement persistent, mais à un degré moindre qu'en 2022. Plus de 3 100 postes n'ont pas été pourvus cette année aux concours enseignants dans le public, selon des chiffres publiés jeudi 6 juillet par le ministère de l'Education nationale, contre 3 733 l'an passé. Dans le détail, le nombre de postes non pourvus s'élève à 1 315 en maternelle et élémentaire et 1 848 dans les collèges et lycées, soit un total de 3 163 postes non pourvus sur plus de 23 800 postes ouverts. Le ministère relève cependant une "amélioration globale du rendement des concours", qui permet selon lui "d'aborder la rentrée scolaire de façon plus sereine que l'année dernière".

Dans le premier degré, le taux de postes pourvus au niveau national est de 84% cette année, contre 78,2% en 2022. Les résultats des concours enseignants du primaire révèlent de sérieux déficits de recrutement dans les académies franciliennes (51,9% de postes pourvus pour l'académie de Créteil, 55% pour celle de Versailles) et en Guyane (30,2%). Mais 26 académies sur 30 pourvoient l'intégralité des postes offerts, souligne le ministère.

Un recours nécessaire aux contractuels

Pour le secondaire, le taux de postes pourvus est de 86,3%, contre 83,3% l'an dernier. La situation est "contrastée selon les disciplines" : certaines pourvoient tous leurs postes (histoire-géographie, philosophie, arts plastiques, sciences de la vie et de la Terre), d'autres sont déficitaires (mathématiques, allemand, espagnol et lettres classiques). D'autres enfin sont "en progrès" comme l'anglais, la physique-chimie ou les lettres modernes, selon le ministère.

Cette crise du recrutement oblige à avoir recours à des contractuels, qui peuvent être des personnes qui n'ont pas réussi le concours ou qui ne l'ont pas passé. Le ministère assure proposer cette année un "accompagnement renforcé" de ces personnes, avec une anticipation des recrutements dès juin et juillet, huit jours de formation en moyenne dans le premier degré avant la rentrée et sept jours dans le second degré.

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