Education : le gouvernement promet la création de 12 842 postes d'enseignants à la rentrée 2017

Le ministère de l'Education nationale assure que l'engagement de François Hollande de créer 60 000 postes pendant son mandat sera ainsi respecté.

Des élèves lors de la rentrée scolaire dans une école de Bordeaux (Gironde), le 1er septembre 2016.
Des élèves lors de la rentrée scolaire dans une école de Bordeaux (Gironde), le 1er septembre 2016. (MEHDI FEDOUACH / AFP)

Le projet de loi de finances de 2017 comprend la création de 12 842 postes dans l'Education nationale. Jeudi 22 septembre, le ministère de l'Education l'a annoncé, soulignant que l'engagement de François Hollande de créer 60 000 postes pendant son mandat serait ainsi respecté.

Ces 12 842 postes pour la prochaine rentrée s'ajoutent aux 47 158 postes créés depuis 2012. Ces créations de postes étaient une des promesses emblématiques de la campagne de François Hollande avant la présidentielle de 2012, après les 80 000 postes supprimés sous Nicolas Sarkozy.

Une enveloppe de 2 milliards d'euros 

La ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem a obtenu de Bercy une enveloppe supplémentaire de 2 milliards d'euros, auxquels se rajouteront un milliard d'euros pour l'enseignement supérieur et la recherche. 

Au total, plus d'un tiers de ces recrutements concerne des enseignants stagiaires : ils comptent pour un poste du point de vue budgétaire car ils touchent un salaire complet, mais ils ne sont pas à plein temps devant les élèves. D'où le sentiment de beaucoup d'instituteurs, notamment, ces dernières années, de ne pas voir sur le terrain un afflux de collègues.

Les syndicats veulent surtout des postes de "titulaires"

Mais il ne suffit pas de les inscrire au budget pour que tous ces postes soient effectivement pourvus par des enseignants formés : certains postes sont dans les faits occupés par des contractuels, quand les concours d'enseignants n'ont pas fait le plein dans des zones peu attractives ou des matières "déficitaires" comme les mathématiques et l'anglais.

Ainsi, l'annonce n'a pas suffi à rassuré Xavier Marand, secrétaire général adjoint du SNES-FSU. "Une fois de plus, la ministre utilise des jeux d'écriture pour atteindre ses 60 000 postes. Elle met 2 150 assistants d'éducation dans les créations de postes, sauf que ce qui était promis c'était des postes de titulaires et que les surveillants ne sont pas des titulaires", a-t-il réagi sur franceinfo.

Les concours pour les postes d'enseignants "ne font pas le plein", ajoute Xavier Marand. "Dans le second degré, il y a une crise majeure dont le gouvernement n'a pas pris la mesure. Il affiche des créations de postes, c'est très bien, mais comme il n'arrive pas à recruter en nombre suffisant, les effets sur le terrain sont assez peu visibles", a-t-il ajouté.