Mathématiques : quid de la méthode Singapour ?

Depuis des années, Singapour est considéré comme le champion du monde de la façon d'enseigner les maths. Le mathématicien et député LREM Cédric Villani a présenté ce lundi 12 février 21 mesures pour améliorer le niveau en France.

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France 3

Dans une classe de CP de Singapour, les élèves commencent leur cours de maths avec un problème concret. L'institutrice n'utilise ni son tableau ni le manuel. Les chiffres sont remplacés par de petits objets aimantés. C'est la phase d'apprentissage dite concrète. "Les mathématiques, c'est abstrait. Du coup la façon de rendre concrets les problèmes, c'est d'utiliser des objets ou des dessins", explique la maitresse.

Des objets et beaucoup de épétitions

Chaque étape est répétée encore et encore jusqu'à assimilation parfaite des quatre opérations par les enfants. La deuxième étape est dite imagée. Plus d'objets, mais des dessins ou des diagrammes. Des élèves de 12 ans peuvent résoudre des équations à deux inconnues grâce à ce qu'ils appellent des modèles. Ensuite, quand tous les concepts sont assimilés, les élèves commencent à utiliser les symboles mathématiques abstraits. Singapour était tout en bas des classements internationaux de mathématiques en 1990. Aujourd'hui, la cité-Etat prend systématiquement la première ou deuxième place. Sa méthode d'apprentissage est désormais utilisée dans des dizaines de pays à travers la planète.

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Un élève face à son manuel de mathématiques. 
Un élève face à son manuel de mathématiques.  (GODONG / BSIP / AFP)