Université : 66% des Français favorables à une forme de sélection à l'entrée en fac, selon un sondage

Près de 66% des Français se disent favorables à une sélection à l'entrée des universités, selon un sondage Ipsos pour "L'Obs" en partenariat avec franceinfo, dévoilé jeudi. Pour autant, le tirage au sort n'est pas apprécié.

Des étudiants dans unamphithéâtre de l\'université de Savoie, à Annecy-le-Vieux (Savoie). (Photo d\'illustration)
Des étudiants dans unamphithéâtre de l'université de Savoie, à Annecy-le-Vieux (Savoie). (Photo d'illustration) (JEAN-PIERRE CLATOT / AFP)
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Les Français se prononcent-ils en faveur d'une forme de sélection à l'entrée des universités ? Selon un sondage* Ipsos pour L'Obs en partenariat avec franceinfo, dévoilé jeudi 26 octobre, 66% des personnes interrogées se disent favorables.

Les 16-24 ans favorables

Les premiers concernés sont majoritairement favorables à une telle mesure. Ils sont 65%, parmi les 16-24 ans, à penser que c'est une bonne solution. Un changement de mentalité majeur puisqu'il y a encore 10 ans, ils n'étaient que 43% à y consentir.

Les couacs de la plateforme Admission post-bac (APB) sont sans doute passés par là. Des milliers de candidats sont restés sans réponse pendant de longues semaines cet été, alors que le recours au tirage au sort est de plus en plus fréquent à l'entrée des filières les plus demandées.

Le tirage au sort jugé injuste

Le second enseignement de ce sondage est le sentiment d'injustice suscité par le tirage au sort. Près de 80% des Français le jugent ainsi. Pour 92% des personnes interrogées, la motivation des étudiants et les notes obtenues au lycée doivent primer. Les critères géographiques et sociaux arrivent en dernière position.

La ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, avait récemment reconnu que le système APB était "à bout de souffle". Elle dévoilera, lundi prochain, les mesures destinées à remplacer la plateforme. Lors de son interview sur TF1 le 15 octobre dernier, Emmanuel Macron avait estimé que "des attendus, des qualifications minimales" devaient être exigées pour pouvoir entrer à l'université.

*Sondage Ipsos réalisé pour L’Obs, du 29 septembre au 3 octobre, auprès de 2 180 personnes, âgées de 16 à 75 ans, interrogées via Internet et constituant un échantillon représentatif de la population française.