Première journée de manifestation contre les réformes de l'entrée à l'université et du bac

A Paris, les manifestants se retrouveront à 14 heures devant l'université de Jussieu avant de se diriger vers la Sorbonne.

Des étudiants protestent contre la réforme de l\'accès à l\'université à la faculté du Mirail à Toulouse (Haute-Garonne), le 30 octobre 2017. 
Des étudiants protestent contre la réforme de l'accès à l'université à la faculté du Mirail à Toulouse (Haute-Garonne), le 30 octobre 2017.  (MAXPPP)

Une journée aux allures de test. Plusieurs syndicats lycéens, étudiants et enseignants se mobilisent pour la première fois jeudi 1er février pour demander le retrait de la réforme sur l'entrée à l'université et du projet d'un nouveau baccalauréat, à travers des manifestations, des rassemblements, voire la grève.

Le projet de loi sur l'accès à l'université, actuellement devant le Parlement, prévoit des "attendus" pour chaque filière. Les bacheliers qui ne répondent pas aux pré-requis seront dans l'obligation de suivre un parcours d'accompagnement pour y être acceptés. Un processus qualifié par ses opposants de "sélection déguisée". La réforme du bac, encore en chantier, devrait de son côté proposer un examen ramené à cinq épreuves, au lieu de dix à quinze actuellement.

Pas d'unanimité chez les syndicats

Le Snesup-FSU (premier syndicat chez les enseignants du supérieur), l'Unef (organisation étudiante), l'UNL et le SGL (syndicats lycéens), les syndicats FO, la CGT, Sud et d'autres réclament le retrait du projet de loi sur les nouvelles modalités d'accès à l'université. Ils ont été rejoints par la FCPE, première fédération des parents d'élèves, qui appelle à se joindre aux actions prévues à travers la France pour que "le baccalauréat reste la seule porte d'entrée" à l'enseignement supérieur.

A Paris, les manifestants se retrouveront à 14 heures devant l'université de Jussieu avant de se diriger vers la Sorbonne. Des manifestations sont prévues à Bordeaux, Lille et Strasbourg et d'autres pourraient être organisées dans les grandes villes, a indiqué Hervé Christofol, secrétaire général du Snesup-FSU.

La Fage, premier syndicat étudiant, et le Sgen-CFDT, premier syndicat dans le supérieur (enseignants et personnel administratif confondus) soutiennent, eux, les réformes du gouvernement et n'appellent pas à la mobilisation. Ils réclament en revanche une hausse substantielle des moyens pour l'unité, où le coût d'un étudiant est deux fois moindre que celui d'un jeune en classe préparatoire.