Accusée de plagiat, la directrice de l'école de journalisme de Sciences Po remerciée

Les chroniques d'Agnès Chauveau, publiées sur le Huffington Post, avaient été passées au crible par Arrêt sur images. De nombreux passages ont été copiés d'autres articles, pointait le site.

L\'entrée de Sciences Po, à Paris, le 15 janvier 2009. 
L'entrée de Sciences Po, à Paris, le 15 janvier 2009.  (FRANCK FIFE / AFP)

La directrice exécutive de l'école de journalisme de Sciences Po, Agnès Chauveau, accusée de plagiat par le site Arrêt sur Images (article abonnés), "ne fait plus partie de l'équipe" dirigeante de l'établissement, a annoncé mercredi 21 janvier une source proche du dossier.

Contactées par l'AFP, la direction de Sciences Po et la direction de l'école de journalisme n'ont pas souhaité commenter la décision annoncée mercredi matin aux élèves. "Durant la réunion de rentrée, il a été confirmé qu'Agnès Chauveau ne faisait plus partie de l'équipe", a déclaré à l'AFP une source proche du dossier. "On ne peut pas encore parler de licenciement, les modalités doivent être précisées ultérieurement", a-t-on également indiqué.

"J'oublie de citer certains papiers, mais ce n'est pas volontaire"

Mi-novembre, dans un mail interne, Bruno Patino, le directeur de l'école et par ailleurs directeur général délégué de France Télévisions, avait annoncé la mise à pied provisoire d'Agnès Chauveau en attendant le résultat d'une enquête sur l'affaire.

Le site Arrêt sur Images avait soumis à un logiciel anti-plagiat plusieurs chroniques d'Agnès Chauveau sur le Huffington Post. Celui-ci avait détecté des passages copiés d'autres articles, sans en citer la source. Interrogée par Arrêt sur images, Agnès Chauveau avait répondu : "J'oublie de citer certains papiers mais ce n'est jamais volontaire et je rectifierai chaque fois que ça pose problème." Les étudiants de l'École de journalisme de Sciences Po doivent tous signer une charte déontologique qui stipule, entre autres, que "tout étudiant ne commet aucun plagiat".