À 15 ans, près d'un élève sur quatre a déjà redoublé au moins une fois en France

Selon une étude du Cnesco dévoilée jeudi, un quart des élèves a déjà redoublé avant l'âge de 15 ans. Un chiffre deux fois plus élevé que la moyenne des pays de l'OCDE.

Un professeur du collège donne un cours dans un établissement de Tinténiac, au nord de Rennes, en septembre 2011. (Photo d\'illustration)
Un professeur du collège donne un cours dans un établissement de Tinténiac, au nord de Rennes, en septembre 2011. (Photo d'illustration) (DAMIEN MEYER / AFP)

À 15 ans, près d'un élève sur quatre a déjà redoublé au moins une fois en France. Une moyenne deux fois supérieure à celle des pays de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), selon une étude dévoilée jeudi 2 mars par le Cnesco, le Conseil national d'évaluation du système scolaire, organisme indépendant dont la parole est très écoutée par le milieu enseignant.

Effets négatifs sur les élèves

En France, parents, professeurs, élèves pensent que le redoublement est "bénéfique". Pourtant, note le Conseil, la recherche internationale montre que le redoublement n'a pas d'effet positif sur la suite du parcours scolaire des élèves, voire sape leur estime de soi, car il est vécu comme un échec. Un décret paru il y a trois ans précise que le redoublement doit être exceptionnel.

Quelles alternatives ?

Le Cnesco propose des alternatives au redoublement : mettre en place des stages d'été pendant les vacances scolaires pour les élèves en difficulté. Il veut encourager la poursuite des dispositifs qui permettent de consacrer davantage de temps en classe aux élèves qui ont dû mal à suivre, comme l'opération "Plus de maîtres que de classes". Il recommande qu'un même enseignant suive les enfants du CP au CE2, pour permettre à chacun d'apprendre à son rythme. Enfin, le Conseil propose de scolariser les enfants dès 2 ans car les statistiques montrent que les redoublants sont souvent ceux qui ont passé seulement un an ou moins à l'école maternelle.