VIDEO - Au Japon, le tabou du harcèlement maternel

Pour les Japonaises, il n’est pas facile d’avoir un enfant tout en continuant à travailler. En cause ? Le harcèlement maternel.

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"Je pense qu’il n’est pas normal que des femmes ne puissent pas avoir d’enfants tout en continuant à travailler dans un pays développé.". Pour Sayaka Osakabe, le Japon est "très en retard sur ce point". Depuis plusieurs années la jeune femme se bat contre le harcèlement subi par les femmes enceintes à leur travail.

Le "matahara" (comprenez le "harcèlement maternel"), Sayaka Osakabe connaît bien. En effet, à deux reprises, elle fait des fausses couches alors qu’elle était enceinte. Pour elle, sa seconde fausse couche est encore plus difficile à accepter. "Si j’avais perdu mon enfant en restant chez moi, je pense que j’aurais pu l’accepter. Mais parce que mon patron est venu, j’ai dû aller travailler et à cause de cela, j’ai fait une fausse couche.", confie-t-elle. 

Vers une évolution ?

 Comme Sayaka, les Japonaises enceintes seraient 1 sur 5 à être victimes de harcèlement maternel sur leur lieu de travail. De plus, 60% d’entre elles quittent leur travail dès qu’elles apprennent leur grossesse. "Je connais une femme qui a dû faire ses excuses à tous ses collègues parce qu’elle était enceinte.", raconte ainsi une Japonaise. 

Le gouvernement japonais voudrait faire évoluer les mentalités. Ainsi, il serait question d’ouvrir un peu plus le marché du travail aux femmes afin de faire face au vieillissement de la population, au manque de main d’oeuvre et à la faible croissance économique. À ce jour, les femmes n’occupent que 8% des postes à responsabilités au Japon. 

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VIDEO -  Au Japon, le tabou du harcèlement maternel  (BRUT)