Université d’été du féminisme : Marlène Schiappa ne veut pas "délivrer un brevet de féminisme" mais inviter "à la réflexion"

Marlène Schiappa a présenté sur franceinfo la première édition de l’Université d’été du féminisme qui se tiendra les 13 et 14 septembre au Studio 104 de la Maison de la Radio à Paris. "Il n’y a pas de prêt-à-penser", assure la secrétaire d'État qui invite à s'inscrire en ligne et à venir débattre.

Marlène Schiappa invite à débattre du féminisme à la Maison de la Radio à Paris, les 13 et 14 septembre.
Marlène Schiappa invite à débattre du féminisme à la Maison de la Radio à Paris, les 13 et 14 septembre. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

La première édition de l’Université d’été du féminisme se tiendra les 13 et 14 septembre au Studio 104 de la Maison de la Radio à Paris. "Ce sera un endroit de partage et une invitation à l’engagement", a expliqué samedi 25 août sur franceinfo Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Il ne s'agit pas de "délivrer un brevet de féminisme", mais "la véritable ambition, c’est de mettre les projecteurs sur les femmes et les hommes qui sont engagés pour l’égalité entre les femmes et les hommes. Notre volonté, c’est de faire se rencontrer des gens qui ne sont pas forcément d’accord sur tous les sujets mais qui vont débattre. L’idée, c’est vraiment d’inviter à la réflexion. Il n’y a pas de prêt-à-penser", a poursuivi Marlène Schiappa.

franceinfo : En quoi consistera cette première édition de l’Université d’été du féminisme ?

Marlène Schiappa : L’idée c’est d’avoir un lieu et un endroit de débats pour qu’on puisse parler du féminisme, parce qu’avec le mouvement Me Too, on a beaucoup parlé de la situation des femmes et du féminisme. Mais, finalement, il y a des débats qui passionnent les gens, qui sont dans le mouvement féministe mais qui restent assez difficiles d’accès pour le grand public. Notre volonté, c’était de mettre en avant la pluralité des mouvements féministes parce que le mouvement n’a jamais été monolithique, il a toujours été traversé par différents courants. Et d’avoir ce lieu de débats avec trois mots d’ordre : réflexions, opinions et actions. Le but de la grande cause du quinquennat du président Emmanuel Macron, c’est faire en sorte que ces débats traversent la société. Cette Université d’été du féminisme ce sera un endroit de partage et une invitation à l’engagement. Il y a des philosophes, des sociologues, des économistes, des artistes engagés, mais aussi des associations comme le Collectif féministe contre le viol, Femmes solidaires, le Planning familial et d’autres…

Quelles sont vos ambitions, au-delà de cette Université ?

La véritable ambition, c’est de mettre les projecteurs sur les femmes et les hommes qui sont engagés pour l’égalité entre les femmes et les hommes. Notre volonté c’est de faire se rencontrer des gens qui ne sont pas forcément d’accord sur tous les sujets mais qui vont débattre. L’idée, c’est vraiment d’inviter à la réflexion. Il n’y a pas de prêt-à-penser. C’est pour ça qu’on a appelé ça une Université d’été, c’est une invitation à la réflexion et à l’engagement. Notre but, c’est qu’après ces deux jours, les participant(e)s réfléchissent à l’égalité, au féminisme et pourquoi pas s’engagent pour l’égalité entre les femmes et les hommes.

Il y a vraiment débat ou est-ce réservé aux gens qui partagent la même opinion ?

Il n’y a rien que je déteste plus que l’entre-soi. Ce qui caractérise le mouvement féministe, c’est cette réflexion permanente avec différents théories, différents courants et donc je crois que c’est important de ne pas délivrer un brevet de féminisme, mais au contraire, je crois que le rôle du gouvernement, c’est aussi d’apporter différents courants de pensée et de nourrir cette réflexion. Plus la réflexion se développe, plus on avance dans les débats et pour ça il faut confronter des opinions différentes. Pour participer, il faut s’inscrire en ligne sur, féminisme2018.fr.