La ville de Paris propose la création de quatre nouvelles salles de shoot et d'un bus itinérant pour les fumeurs de crack

"Les fumeurs de crack vont tellement mal qu'ils ne sont pas en capacité d'aller chercher de l'aide, il faut aller au-devant d'eux", estime l'adjointe à la maire de Paris chargée de la Santé.

Une salle de shoot.
Une salle de shoot. (JEAN-MARC LOOS / MAXPPP)

L'adjointe à la maire de Paris chargée de la santé, Anne Souyris, propose la création de quatre nouvelles salles de consommation pour les toxicomanes, sur le modèle de la salle de "shoot" ouverte il y a deux ans, ainsi que la création d'un bus itinérant pour les fumeurs de crack, rapporte ce mercredi France Bleu Paris.

Il y aurait entre 200 et 500 fumeurs de crack en errance à Paris, d'après les chiffres de la mairie. "Ces fumeurs de crack vont tellement mal qu'ils ne sont pas en capacité d'aller chercher de l'aide, il faut aller au-devant d'eux, d'où l'idée de ce bus", a déclaré Anne Souyris à France Bleu Paris.

Un bus équipé d'une salle d'inhalation surveillée 

Un bus équipé d'une salle d'inhalation surveillée pourrait permettre un suivi médical, sanitaire et social pour cette population totalement marginalisée. Mais pour l'instant, la loi n'autorise pas l'expérimentation de salles d'inhalation, sur le modèle des salles de consommation pour les injections intraveineuses. L'inhalation surveillée se pratique, dans les salles ouvertes à Paris et à Strasbourg, mais, légalement, à condition que les fumeurs de crack se soient au préalable "piqués".

Il faut faire changer la loi ! La consommation de crack est alarmante dans le nord-est de ParisAnne Souyris, adjointe à la mairie de Parisà France Bleu Paris

"Anne Hidalgo a adressé un courrier au Premier ministre auquel il a répondu, sans proposition concrète", précise Anne Souyris, pour qui il y a urgence à intervenir.

Aujourd'hui, les fumeurs de crack se réunissent surtout porte de la Chapelle, sur ce que l'on nomme la "colline du crack", et sur certaines lignes de métro. Ces derniers mois, 17 évacuations successives ont eu lieu sur la seule "colline du crack", sans enrayer le trafic ni la consommation.