Royaume-Uni : de la cocaïne retrouvée dans des crevettes d'eau douce de la campagne anglaise

L'étude a été menée par le King's College de Londres et l'Université du Suffolk.

Des traces de cocaïne ont été retrouvées dans des crevettes d\'eau douce du Suffolk, comté rural de l\'est de l\'Angleterre, révèle une étude publiée le 1er mai 2019.
Des traces de cocaïne ont été retrouvées dans des crevettes d'eau douce du Suffolk, comté rural de l'est de l'Angleterre, révèle une étude publiée le 1er mai 2019. (MAX ROSSI / REUTERS)

L'endroit semblait pourtant à l'abri de ce genre de découverte. Des traces de cocaïne ont été retrouvées dans des crevettes d'eau douce du Suffolk, comté rural de l'est de l'Angleterre, révèle une étude publiée mercredi 1er mai. "On pourrait s'attendre à ce qu'il en soit ainsi dans les zones urbaines comme Londres mais pas dans les zones plus petites et plus rurales", souligne dans un communiqué le Dr Leon Barron du King's College de Londres, un des deux établissements, avec l'Université du Suffolk (lien en anglais), à l'origine de cette découverte.

Publiée dans la revue scientifique Environment International, l'étude visait au départ à déterminer le niveau d'exposition de la faune sauvage à divers "micro-polluants" tels que les résidus de médicaments ou de produits cosmétiques. Pour ce faire, les chercheurs ont effectué des prélèvement sur 15 sites couvrant cinq rivières du Suffolk. Et "étonnamment, de la cocaïne a été retrouvée dans tous les échantillons testés", indique l'étude.

D'autres drogues illicites détectées

"D'autres drogues illicites comme la kétamine mais aussi des pesticides (illégaux) et des produits pharmaceutiques, étaient également très répandus dans les crevettes collectées", ajoute-t-elle. Bien que faibles, les niveaux de concentration de ces différentes substances n'en constituent pas moins un motif "d'inquiétude" pour l'environnement, et une menace pour la faune, met en garde le Dr Thomas Miller, du King's College. L'impact de ce type de pollution chimique sur "la faune sauvage doit être davantage pris en compte au Royaume-Uni", insiste le Pr Nic Bury, de l'université du Suffolk.