Le cannabis reste la drogue la plus consommée en France

En 2016, 17 millions de personnes âgées de 11 à 64 ans ont déclaré avoir fumé au moins une fois du cannabis au cours de leur vie, selon une étude de l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies.

Le cannabis reste la drogue la plus consommée en France, selon l\'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT).
Le cannabis reste la drogue la plus consommée en France, selon l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). (GETTY IMAGES)

C'est la drogue illicite préférée des Français. Un adulte sur dix déclare avoir consommé du cannabis au cours de l'année, selon les résultats du Baromètre santé 2016 de Santé publique France, publié, vendredi 23 juin, par l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). Le cannabis "occupe une place prépondérante dans les usages, tant des adultes que des adolescents", et occupe en France le rang de "produit psychoactif le plus consommé", souligne l'étude.

En 2016, 17 millions de personnes âgées de 11 à 64 ans ont déclaré avoir fumé au moins une fois du cannabis au cours de leur vie. Parmi elles, 5 millions ont déclaré avoir fumé et elles sont 1,4 million à avoir fumé au moins dix fois par mois. Les Français, qui sont parmi les plus gros consommateurs en Europe, sont 700 000 à déclarer être des usagers quotidiens.

Une drogue consommée dans tous les milieux

La consommation de cannabis dans l'année concerne surtout les plus jeunes et les hommes (28% des 18-25 ans, 35% des hommes et 21% des femmes de cette tranche d'âge). Elle diminue ensuite avec l'âge pour ne plus atteindre que 2% de la population au-delà de 55 ans.

Les motivations pour consommer du cannabis sont multiples : "Utilisé à la fois pour faire la fête, gérer le stress, trouver le sommeil, dans un cadre de sociabilité... Le cannabis s'est affirmé comme un produit transculturel, qui trouve sa place dans tous les milieux socioculturels", relève l'étude.

Et contrairement à d'autres substances comme la cocaïne ou l'héroïne, la représentation de la dangerosité du cannabis est "volatile", alors que les dommages associés à une consommation régulière sont connus (troubles de la mémoire, de l'attention ou de l'apprentissage, précipitation de la survenue de troubles psychiatriques chez les individus prédisposés).